Damon Albarn a failli enregistrer un album avec David Bowie et Ray Davies.
Alors, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces noms. Albarn est un petit génie, le nouveau McCartney selon moi, il est le leader de Blur. Ray Davies est l’ancien leader des Kinks et David Bowie, bah c’est Bowie.
Trois légendes de la musique britannique (ta mère !) sur un même album, ça l’aurait fait grave. Il y a des fantasmes comme ça qui ne se réalisent jamais. Tant pis.
Cela dit, il y aura quand même une érection, celle d’un beau spectacle qui va être monté pour la cérémonie de clôture des J.O. de Londres cet été. Il y aura aussi un plan à 3, avec Blur, New Order et les Specials.
Sur le site de Classic 21, je vous ai publié ma playlist du moment, histoire de vous faire partager mes goûts en matière de zique.
Pourquoi ces albums là plutôt que d’autres ? Pourquoi pas Pink Floyd ou The Who dans cette liste ? Pourquoi pas Madness ? Pourquoi, n’y a t-il pas Mireille Mathieu non plus ?
Hé ! Ho ! Je t’en pose des questions moi ?
Alors je vous explique ici mes choix, reprenons dans l’ordre.
Kula Shaker avec Pilgrim Progress : C’est mon album de chevet depuis plus d’un an maintenant. Il est plein de douceur et de rythmes, le titre Peter Pan me fait rêver à chaque fois que je l’écoute, c’est à dire 20 fois par semaine. Mon fils commence à en avoir marre, mais qui c’est qui commande ici ? Quand j’écoute Peter Pan, c’est un peu comme quand je me plonge dans les yeux verts de ma belle…
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Moon Invaders avec The Fine Line : C’est un groupe belge qui fait du bon reggae roots à l’ancienne, comme ça se faisait en Jamaïque dans les 60′. D’ailleurs ils ont enregistré cet album avec des conditions techniques proches de celles des studios de l’époque, pour retrouver le même son. Je me demande ce qu’ils fument ces mecs là ?
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Bruce Springsteen avec Wrecking Ball : Dois-je vraiment vous expliquer pourquoi j’écoute cet album ?
Gotye avec Making Mirrors : Cet album est un univers pop, un peu formaté pour la radio, mais ça ne nuit pas à l’ensemble. Un album qui joue la carte tout de même d’une certaine différence, à découvrir.
La Chiva Gantiva avec Pelao : J’ai rencontré leur leader à un concert des Red Hot Chilli Peppers, il faisait du stage diving ! Ça crée des liens. Je crois que ce type est fou, fou de musique et de spontanéité. Pas vrai mon Raf ? Je clique sur « j’aime ». Par ailleurs ce mini LP est comme j’aime, un son sud américain à souhait, de la world music pop !
Felicitations chicos !
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The foo Fighters avec Wasting Light : L’album est sorti à l’été 2011 et c’est une tuerie comme dirait mon petit neveu lorsqu’il parle du dernier bruit produit par Kanye West. En plus, en juillet, j’ai fait une émission en duo avec mon poto Pierre Guyaut avant qu’il ne parte profiter de son fric à la retraite et il avait programmé un morceau de cet album pour commencer l’émission, ça fait des souvenirs…
Muse avec Showbizz : Parce qu’à mon sens Muse est un groupe devenu incontournable. J’ai eu la chance d’aller dans les endroits où ils ont fait leurs premiers pas et à l’époque ils jouaient les morceaux de cet album-ci.
Bob Marley avec Exodus : Ne pas avoir cet album dans sa discothèque est une faute grave. Considéré par Time magazine comme le meilleur album du 20 ème siècle. Bon, j’imagine que les journalistes du magazine ce jour là avaient fumé de la bonne, mais quand même, un putain d’album mon frère.
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The Specials avec More Specials : C’est juste parce que ce groupe est dans mes gènes, comme Madness. Cet album là ou un autre, peu importe, mais il m’en faut dans les oreilles régulièrement, pour la rythmique et la voix de Terry Hall.
Tailors of Panama avec Contraband : Encore un groupe belge. En écoutant cet album puissant, très puissant, mais très mélodieux aussi, j’ai l’image d’une bouteille de coca que l’on poserait sur le rebord du lit dans lequel se trouveraient Clara Morgane et Rocco Siffredi. Après une heure de secousses, on ouvre la bouteille !
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Gaetan Roussel avec Ginger : Parce qu’il faut bien écouter de la musique dans la langue de Molière de temps en temps pour se rappeler que l’invasion n’est pas totale. Et aussi quand j’écoute cet album ou d’autres en français, je me dis : « Et dire qu’il y a des cons butés qui derrière leurs œillères pensent qu’il n’y a pas de rock en France. » Oui quand je me parle, je suis empreint d’une certaine vulgarité.
The Beatles, tous les albums. Je ne vois rien à jeter chez les 4′zotes de Liverpool, on aime ou pas peu importe, mais les nier serait simplement nier la musique du demi siècle qui vient de passer. Quand je ne vais pas bien j’ai toujours plaisir à écouter une mélodie d’un de leurs morceaux. Quand je vais bien aussi d’ailleurs.
Led Zeppelin avec le 1er album : Le début d’une longue histoire cet album. Un groupe de légende. La voix de Plant est magique. Et puis… l’album est sorti en 1969 !
Robert Plant avec Mighty Rearranger : Il était venu le présenter à la maison de la radio à Paris. Il y avait Robert et moi dans le studio. Certes il y avait aussi environ 300 autres personnes mais l’histoire n’a pas retenu leur nom, c’est bien la preuve que c’est comme si elles n’avaient pas été là. Si vous devez acheter cet album, débrouillez vous pour trouver la version sortie uniquement en France. C’est alors un double et sur le second CD se trouve le live de Paris avec une version de Whole Lotla Love incroyable.
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Oasis avec (What the story) morning Glory ? : Parce que Oasis est un super groupe, on ne le sait pas encore assez. Les frasques et les provocs des deux frères me saoulent par moment, mais en fait j’aime bien leur côté rebelle. J’aime tellement peu les gens aseptisés qui passent à la télé et qui trouvent toujours tout si génial que des emmerdeurs comme les Gallagher, par opposition me donnent une grande bouffée d’oxygène.
Gorillaz avec tous les albums : C’est un univers ce projet mené par Daman Albarn, je suis totalement client. Je crois même que le premier LP est l’album que j’ai le plus écouté dans ma vie. Probablement plus de 1000 fois et quand je l’écoute encore maintenant, je me surprends à être bien, presque comme quand je plonge dans les yeux verts…
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Tinariwen avec Amassakoul : J’ai vu ce groupe berbère en duo avec Santana au festival de Montreux en Suisse en 2006, ça a été une révélation. J’ai été embarqué dans leur atmosphère. Un jour, si vous êtes nombreux à me le demander par courrier en accusé de réception, je vous ferais écouter la vidéo de ce soir de juillet 2006.
dEUS avec Worst Case Scenario : Vous avez déjà entendu en live le morceau Suds and Soda qui figure sur cet album ? Alors allez voir le groupe en concert et ensuite vous comprendrez pourquoi j’écoute ce LP parfois.
Depeche Mode avec Tour Of the Universe : Ça a été capté à Barcelone en 2009 et c’est un live. Donc deux raisons pour que ça me plaise. Par ailleurs c’est Depeche Mode dont j’ai été assez fan à une période, c’est donc une autre raison. Les fringues de cosmonautes de Matin Gore qui le font ressembler à un Bogdanov de supermarché dans sa boîte en plastique et retenu par des fils m’ont un peu fait lâcher prise, mais sur ce live il y a du bon quand même.
ACDC avec Dirty deeds done dirt Cheep : ACDC, c’est comme la confiture de lait, il m’en faut toujours en réserve, sinon je dois courir partout et trouver un dealer pour avoir ma dose. C’est sur cet album qu’il y a le morceau Big Balls, chérie !
2011 is gone… on peut aussi mettre un ‘c’ à la place du ‘g’.
Mais il y a eu quand même des bons moments, notamment en musique. Je vous propose ici le bilan 2011 de ZibloG en quelques photos, certaines montrent des moments que vous avez peut être vécus vous même.
L’homme de l’année
Pierre Guyaut.
L’histoire de cette photo.
Toute une carrière longue de 40 ans s’est donc terminée un soir d’août 2011. Une émission qui s’est conclue par un adieu poignant, un long texte à la fois drôle et touchant, il n’était pas fier le Guyaut. De l’autre côté du poste, ceux qui l’écoutaient, l’étaient encore moins. Après avoir fait la fortune de l’industrie du sonotone en Belgique, il termine donc en beauté en relançant l’industrie des mouchoirs en papier le con.
Voix presque hésitante du débutant et gorge serrée, la dernière phrase a résonné dans les chaumières comme un coup de fouet dans un club sado-maso… « Amis du soir et de la guitare… au revoir. » Puis un blanc … un blanc volontaire, deux, peut être trois secondes au cours desquelles on a pu deviner une respiration émue, retenue. On a pu percevoir l’émotion. Dans ce silence, quarante ans d’émotion. L’éternité commence.
A minuit pile, j’ai ouvert la porte du studio, l’atmosphère était particulièrement lourde. Je voulais prendre les dernières photos de lui dans le studio, il s’est prêté au jeu avec plaisir.
Puis… Puis on est allé boire un pot, mon pote.
Un mois plutôt il m’avait invité dans son émission, alors je lui avais écrit ce billet d’humeur à la manière de …
Ecoutez.
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L’album de l’année
L’album Contraband, ici en photo sur mon lit. Arrête tu m’excites !
J’en ai déjà parlé ici, Contraband est l’album des Tailors of Panama. Un groupe qui truffe ses morceaux de riffs et qui n’écrit pas seulement des textes pour plaire au plus grand monde en brossant dans le sens du poils. Des mecs qui prennent des risques musicaux et qui prouvent ici que la musique est un art et non pas seulement un commerce comme la vente de boîtes de conserves de petits pois. Vous qui lisez ces lignes, si vous aimez le rock et que vous ne prenez pas le risque d’acheter cet album, alors ne vous plaignez plus d’écouter de la merde sur les radios formatées et de voir des casseroles chanter à la télé. Non, ne vous plaignez plus.
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Le concert de l’année
La tournée de Paul Mc Cartney que j’ai vue à Paris et à Cologne. Je n’avais pas de pass, je n’ai donc ni photos ni sons à vous proposer mais j’ai les souvenirs gravés dans la tête, à tout jamais. C’est le concert de l’année parce que chacune des chansons est une mélodie qui emporte, qui transporte. Sur cette tournée, les morceaux de la set-list avaient un arrangement méchamment rock’n roll. Et puis merde, c’est Mc Cartney quoi.
Un jour, Laurent Rieppi et moi étions avec Steve Lukather (guitariste de Toto). Il a travaillé avec à peu prés tout le monde. Ce jour là, il nous a raconté qu’il s’était retrouvé dans une soirée de charité avec tout ce que la planète Musique compte de personnalités. Son fils de 10 ans était avec lui, comme souvent. Et il en a vu le gamin ! Lors de cette soirée là, à un moment, dans les loges au fond d’un couloir, apparaît McCartney. Le fils de Lukather dit alors à son père « …regarde papa, c’est McCartney, regarde il est là, c’est incroyable…! »
Ça donne une idée de l’aura qu’a l’ex-Beatles, même dans son propre monde.
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Le Spectacle de l’année
C’est The Wall par Roger Waters. Plus vraiment un concert, mais un spectacle, un film, la vie. Deux heures d’émotions et d’humanisme. Époustouflant également du point de vue technique. Et puis… Roger (je l’appelle Roger pour faire croire que je le connais) a de belles chaussures de sport !
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D’autres bons moments de 2011 en photos….
En avril, Arid en session acoustique dans le studio pour la nuit du reggae. Enregistrement de deux reprises exclusives de Bob Marley.
En Mars, championnat de Belgique d’Air Guitar. Ici la gagnante au Délirium Café à Bruxelles. J’étais jury et je ne me base que sur la technique pour juger.
Le… comment dire ? Le physique ne compte pas.
Le public de l’AB, élue troisième meilleure salle de concert du monde en 2011.
Alice Cooper et sa guitariste aux pays des merveilles.
Beady Eye, le groupe de Liam Gallagher, le frère de Gallagher, l’autre !
Concert de Bon Jovi en juillet sur la plage de Zeebruges.
Il faisait beau et ça sentait le sable chaud.
Gérald De Palmas et son guitariste.
Elliott Murphy et ses guitares un soir à la cafétéria de
Classic 21.
Erasure… euh, le concert le plus grotesque de ces 500 dernières années. Andy Bell, le chanteur sur la première photo, a l’air gentil, mais il est aussi grotesque. Et Vince Clarke, jadis aux manettes de Depeche Mode et de Yazoo. Un concert pour rien.
Un tatouage des Guns N’ Roses pendant le concert de Bon Jovi, cherchez l’erreur !
Un tatouage de Dark Side Of the Moon pendant le concert de Roger Waters The Wall, cherchez l’erreur !
Hooverphonic, en février dernier. Un concert très classe et bon esprit.
Jali, découvert en mai en première partie de De Palmas. Un jeune gars drôle et attachant. On en entendra probablement beaucoup parler dans les années à venir.
Jacques Stotzem, un soir comme ça en toute simplicité avec l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur guitariste acoustique du monde.
A la fin du concert Together en décembre. Lenny, entouré de tous les musiciens de la soirée reprend Come Together des Beatles. Je vous parlerai de ce concert dans quelques jours sur ZibloG.
A qui sont ces godillots ? A personne. Enfin, je veux dire à Paul Personne qui était par chez nous à l’automne.
Ça y est, j’ai enfin vu les Specials. J’attendais ça depuis ma première érection !
Puggy en avril à l’AB. A la fin du concert, le trio avait fait monter sur scène Selah Sue pour une reprise exclusive de Get up, Stand up de Marley. Reprise faite juste pour la nuit du reggae sur Classic 21. C’est pas la classe ça ?
Tom Barman de dEUS et David Bottrill (producteur) en studio à Anvers lors des sessions d’enregistrement du dernier album Keep you close. C’était en début d’année. L’album est sorti le 16 septembre, il a été disque d’or en une journée.
Une histoire de Toto. Avec les bras levés, vous aurez évidemment reconnu Steve Lukather.
Les Red Hot Chili Peppers lors du show-case d’échauffement, avant la tournée. C’était à Cologne en aout.
En septembre, Eddy Mitchell dit au public de l’Olympia à Paris : « Faut rentrer maintenant, c’est fini. Repos. Et vous pouvez fumer. » Il quitte alors la scène pour la dernière fois. Le public quittera la salle après de longues minutes en chantant : « Ce n’est qu’un au revoir, Eddy. »
Terry Hall arrive sur scène, comme à son habitude, avec le visage bougon du garçon à qui sa mère a confisqué la manette de la console vidéo en punition. Terry est chanteur des Specials depuis toujours, il est une voix typique, reconnaissable, la signature du groupe.
Terry Hall, chanteur.
Mais Terry ne subit pas une quelconque punition, il a toujours cette attitude grognon. Il en rajoute même dans le genre mauvais garçon en fumant clopes sur clopes et en mâchonnant sans cesse un chewing gum. Certainement pour éviter d’avoir une haleine désagréable de cendrier.
Ce concert, je l’attendais depuis si longtemps. Voir ce groupe est une récompense, un peu comme si ma mère venait de me rendre la manette qui avait été confisquée à Terry !C’est une fenêtre qui se rouvre sur des épisodes vécus jamais oubliés, une madeleine de Proust en plus mal coiffée.
La musique des Specials est une revendication. Dans ce ska-reggae, il y a ce que le reggae des débuts, en Jamaïque, montrait du doigt. Les dérives de la société, le racisme, les magouilles politiques etc. Ça existe toujours, le journal de TF1 en a parlé, c’est bien la preuve !
John Bradbury, batteur.
Mais ce sont aussi des rythmes irrésistibles. Sur Gangsters, (reprise du titre Al Capone de Prince Buster) qui dénonce la corruption dans l’industrie du disques, une marée humaine s’est mise en mouvement. Pour bouger, il fallait juste se laisser porter par le mouvement. Vouloir rester immobile était une douce illusion.
A part les kilos, pardon, la surcharge pondérale comme disent les gens qui parlent avec des mots inutiles, rien ne semble avoir changé chez ces musiciens. Quelques rondeurs joufflues en effet pour Terry, des cheveux blancs aussi pour John Bradbury, le batteur. Les voir sur la scène de l’AB est dépaysant et ramène 30 ans en arrière.
Neville Staple – Lynval Golding – Terry Hall.
En regardant la scène, je m’imaginais dans un improbable club de Londres, au fond d’une impasse douteuse à la fin des 70’. A l’entrée un damier noir et blanc signifiant le respect des races les unes envers les autres. Dans la rue, des mecs avec des regards patibulaires, des jeans moule-burnes et des Doc Martens aux pieds. A leurs côtés, des filles en jupes courtes et à l’esprit frondeur. Sur le trottoir des Vespas bardés de rétroviseurs.
Neville Staple
« Ce que nous allons jouer maintenant, on le jouait déjà avant que vous soyez nés. Mais vous connaissez quand même parce que votre maman a fait du bon boulot. Elle vous a fait écouter de la bonne musique ! dit Neville Staple.»
- Tu m’étonnes, ma mère, elle écoutait La maladie d’amour ou Quoi ma gueule… J’ai eu une enfance douloureuse !
Et là commence Rat Race.
Les gobelets de bière volent dans la salle. Du bas de scène où nous sommes installés, les photographes, je vois un des ces objets volants parfaitement identifiés se diriger vers moi. Un bras le dévie au dernier moment, une jeune journaliste à côté de moi a moins de chance. Douche au Houblon !
Puis version longue de Stereotype enchainée avec Man at C&A.
Ceux qui étaient venus au concert au hasard d’un ticket gagné à un concours ou simplement en accompagnement d’un pote-fan connaissaient quoi qu’il arrive au moins trois ou quatre classiques du groupe. Alors, lorsque A message to you Rudy a raisonné, fans ou pas, les paroles ont été chantées par toute une salle en ébullition.
Le concert était sold-out depuis déjà quelques semaines. Les tickets s’étaient vendus sur une bonne réputation, sur des souvenirs parfois lointains. A en juger aux gestuelles enthousiastes des spectateurs qui tentaient d’expliquer leur émotion, leur joie à la sortie, on pouvait entrevoir que de bons souvenirs venaient d’être emmagasinés.
Une soirée orgasmique de deux heures !
Drôle de vie quand même.
En sortant du concert, je me suis retrouvé côte à côte à un feu rouge avec une autre voiture. Le conducteur écoutait de la musique à donf, du Metal. Nos vitres étaient ouvertes, il s’est adressé à moi. J’ai baissé le son, j’écoutais à donf aussi, mais moi c’était les Specials. Il m’a alors dit que la vie n’avait plus de sens, il venait de divorcer… “Monsieur, c’est l’enfant qui va subir et être malheureux. C’est toujours l’enfant qui paie Monsieur.” M’a t-il dit avec une détresse dans les yeux, il s’est alors effondré en larmes avant d’accélérer.
J’ai crié que la vie lui réserverait d’autres belles journées. Il n’a pas dû m’entendre, mes paroles sonnaient faux de toute façon. Comment trouver les bons mots dans de tels moments ? Dérisoires. Et merde…
J’attendais depuis si longtemps de voir les Specials, mais il y a des choses vraiment plus importantes.
J’y étais ce soir, c’était à l’AB (Bruxelles). Je crois que j’attendais de les voir depuis mon adolescence, mon premier album devait être celui des Specials, c’est dire. Vous y étiez aussi ? Donnez vos impressions dans les commentaires.
Des photos et un article arrivent.
Drôle de vie. En sortant du concert, je me suis retrouvé côte à côte à un feu rouge avec une autre voiture. Le conducteur écoutait de la musique à donf, du Metal. Nos vitres étaient ouvertes, il s’est adressé à moi. J’ai baissé le son, j’écoutais les Specials à donf aussi. Il m’a alors dit que la vie n’avait plus de sens, il venait de divorcer… « Monsieur, c’est l’enfant qui va subir et être malheureux. C’est toujours l’enfant qui paie Monsieur. » M’a t-il dit avec une détresse dans les yeux, il s’est alors effondré en larmes avant d’accélérer.
J’ai crié que la vie lui réserverait d’autres belles journées. Il n’a pas dû m’entendre, mes paroles sonnaient faux de toute façon. Comment trouver les bons dans de tels moments ? Dans son cas les mots sont dérisoires. Et merde…
J’attendais depuis si longtemps de voir les Specials, mais il y a des choses vraiment plus importantes.
Ce mercredi, pour Classic 21, je vais aller voir un de mes groupes fétiches. D’ailleurs, je commence par une digression (ce n’est pas un gros mot), il faut bien reconnaître que dans le monde de la musique il y a deux groupes majeurs. D’un côté Madness et de l’autre The Specials. Cela dit sans aucune mauvaise foi, vous me connaissez !
Vous savez quoi ? Ces deux groupes existent encore… J’ai souvent vu Madness, j’ai croisé Suggs le chanteur plusieurs fois et je vous ai raconté deux anecdotes insolites que j’ai vécues avec lui et qui sont sur ZibloG. Concernant les Specials, je ne les ai encore jamais vus : Incredible, isn’t it ?
The Madness way : Chrissy Boy (Guitariste) Suggs (Chanteur) Laurent Rieppi (Escroc), Eric Laforge (Le mec qui n’aime pas Marylin Manson), Lee Thompson (Saxophoniste)
Madness c’est le fun à l’état brut, les Specials c’est plus revendicatif. Ils se sont reformés parce qu’ils estiment qu’ils ont des choses à dire dans le contexte socio-économique que traverse la société et l’Angleterre en particulier. C’est ce que Roddy Radiation, le guitariste, nous avait confié en mai. Quand on regarde autour de soit et qu’on s’intéresse un tant soit peu à autre chose que les paillettes déversées quotidiennement par la lucarne à mensonges, on se rend bien compte qu’il n’y a pas que du bonheur partout et j’ai même parfois du mal à accepter les discours des irresponsables polit… (Pardon cette fois, j’allais dire un gros mot !)
Anyway, comme disent les mecs qui travaillent dans des agences de pub et qui se la jouent ‘je parle couramment 17 mots d’anglais‘… Donc, ce mercredi, vers 23h, le mal sera réparé, j’aurai enfin vu les Specials, ils sont à l’AB (à Bruxelles). Comme d’habitude, j’ai un pass photo et croyez moi ça n’est pas pour faire des photos de fin de banquet de mariage avec tonton Lulu bourré qui raconte des histoires cochonnes.
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