Bruxelles, le 11 mars 2012.
_____________________
Une longue introduction instrumentale, comme pour permettre aux retardataires de se trouver une place. Un coup d’oeil vers la salle pour regarder justement ces arrivées, un autre vers la scène et ainsi de suite jusqu’à ce que les mouvements n’attirent plus mon attention, j’ai l’impression d’être à un match de tennis.
Un cordon blanc relit la guitare électrique de Raphael (oui je l’appelle Raphael, vous savez pourquoi ?) à ses pédales d’effets. Un cordon omibilical qui le fait ressembler à une figurine genre Big Jim.

Cette instrumentale de début était très funk, un funk puissant qui serait une fusion entre Prince et Michael Jackson, mais avec le son des années 2010. Légérement en retrait, une danseuse échapée de l’époque de la Motown s’agite dans une pénombre entretenue.
Les morceaux s’enchainent, la danseuse devient frénétique, psychotique, mécanique (ta mère !), alors que Saadiq juste devant elle, jeune mec plutôt bien bâti fait rugir sa guitare. Le claviériste, un type énorme, qui cultive l’autodérision et le sourire vient faire une danse avec le leader, une danse comme en font les chanteurs de gospel dans les églises. Sa danse me rappelle alors une chanson qui avait eu un joli succés dans les années 80′, ça s’appelait Quand tu danses, y’a tout qui bouge qui balance …

Sa corpulence à la Barry white laissait imaginer une voix profonde et chaude, c’était tout le contraire, il a chanté un titre, sa voix était haut perchée. Contraste.
Un troisième guitariste se pointe ensuite pour un blues endiablé. On était dans le groove et c’est le blues qui a mis le feu à la salle. Il faut dire que le solo était particulièrement captivant et énergisant.

Le concert a été assez court, moins d’une heure trente. « C’est trop court… » me dit alors la jolie fille aux yeux clairs qui était à côté.
C’est d’ailleurs bien la première fois que l’on me dit ça…






Commentaires récents