Je m’assois… et aussitôt les lumières s’éteignent. J’ai cru un moment que quelqu’un m’avait fait une farce en glissant l’interrupteur sous mon fessier !

La scène scintille, une longue intro musicale enrobe alors la salle d’une nappe très électro. Histoire de faire monter la sauce, les musiciens arrivent, la foule salue le virevoltant Moby qui bondit sur ses baskets.
Le set a immédiatement embrayé sur A Seated Night, Shot In The Back Of The Head, Mistake, Flower, Bodyrock et enfin Go. Comme à chaque fois que je vois Moby, j’attends ce tube qui vient du fin fond des années 80 avec une certaine impatience. J’ai bien l’impression que 7500 autres personnes attendaient aussi. A ce moment du concert, j’étais au sommet des gradins et je voyais une marée humaine de mains qui bougeait en rythme.
Joli effet.

« Thank you thank you, thank you ! » Dit Moby a chaque fin de morceau. Il dit plutôt : « Fank you ! » d’ailleurs.
Comme à chaque fois, des jolies filles sont partout sur la scène, au violon, à la basse, au clavier, au chant et il faut bien reconnaître que Moby sait réussir son casting. Il est aussi quelqu’un de très humble qui sait s’effacer et laisser la scène à l’une ou l’autre à tour de rôle.


Quand je disais que Moby était virevoltant, c’est un doux euphémisme, il n’est jamais à un endroit, il court de gauche à droite. Les spectateurs du premier rang doivent avoir l’impression d’assister à un match de tennis par moment ! Pour ce qui est des instruments, il navigue entre sa guitare et les percus qui rajoutent une touche acoustique à la nappe électronique ambiante.
Le rythme est souvent puissant, martelé. Mais c’est comme de la dance qui aurait fait un mariage de raison avec la pop et le rock. C’est ce subtile mélange qui donne l’identité si particulière à la musique de Moby. Dans les tubes, comme We are all made of stars par exemple, j’ai bien aimé les versions plus groove que dance.
Des moments plus calmes sont venus parsemés le show. Des moments chantés par Joyce, jolie chanteuse noire ou par Kelly minijupe courte et voix haute. Kelly est aussi claviériste. Je n’ai pas été convaincu par ces slows qui ralentissaient le tout et faisait tomber un peu l’ambiance. J’ai aussi noté un peu d’impatience dans le public à ces moments là, mais bon, ça laissait la possibilité d’admirer les jolies jambes. Ce n’est pas négligeable.

En voyant ces jambes interminables, je me disais que l’emballage avait son importance en toute chose. L’emballage pour un concert, c’est le son et les lumières qui étaient ici de bonnes qualités.
Pour les rappels, la voix de Moby et la mélodie de That’s When I Reach for My Revolverme faisaient penser à du vieux punk, peut être une des nombreuses influences du New Yorkais. Puis, Moby qui parle beaucoup, nous a demandé si on voulait encore deux ou trois chansons. J’ai gueulé que j’en voulais encore une dizaine mais ça n’entrait probablement pas dans le plan établi. Ou alors il n’a pas entendu. Bref, il y a eu trois titres dont une version longue de Honey, un bon quart d’heure.
Avant de terminer, on a eu droit à une petite chanson gag de country jouée à la guitare par Moby et chantée par Kelly. Puis Feelin so real pour conclure une soirée bien remplie. Il manquait juste un peu de spontanéité.
Je me suis relevé de mon fauteuil, la lumière s’est rallumée aussitôt… magique !

Commentaires récents