« Je suis contre la maltraitance animale. » Miss France 2012, hier.
Une phrase qui se place dans la grande tradition des engagements émouvants des Miss de France ou d’ailleurs. Un peu comme un footballeur qui est interrogé à chaud à la fin d’un match perdu et qui dit : « Je pense qu’on doit encore travailler…euh… On verra maintenant …euh…au prochain match si on gagne. » Hé Coco, d’abord, tu poses ton casque de musique qui te donne l’air ridicule, tu ranges les clefs de ta Ferrari parce que tu ne la mérites pas et surtout, surtout…Tu ne penses pas, t’es gentil.
A la décharge des footballeurs, comme dirait Ribéry devant Zahia, eux sont pris à chaud. Tandis que les Miss, elles ont eu tout le temps de préparer leur déclaration, tout le temps de réfléchir au contenu.
Autant de réflexion pour finalement dire chaque année des trucs du genre :
- Je suis contre la guerre
- Je pense qu’il faudrait aussi que tout le monde mange à sa faim dans le monde
- Je trouve que la pauvreté c’est pas bien.
- Il faut arrêter la violence.
Cela dit, malgré ce débordement imaginatif de tant de considérations bienfaisantes (pour les Miss qui passeraient par ici, cette phrase veut dire : Bravo les filles ! ), il faut quand même bien reconnaître que j’aurai toujours plus de plaisir à entendre une Miss au décolleté aussi plongeant que les comptes des banques européennes en période de crise grecque, plutôt que de voir à la télé un barbu (ou pas) pseudo spécialiste en économie nous donner enfin les solutions pour que tout s’arrange.
Hé Coco, d’abord, tu poses ton exemplaire des Echos qui te donne tant d’arrogance et tu ranges ton I-Phone et ton Blackberry parce que même en les mettant sur vibreur ça m’excite moins que l’érection de Miss France.
Je suis contre le foot, tout contre.

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