C’était le dimanche 18 juillet.
Trois concerts en une soirée. Heureusement j’avais à boire… Des Canada Dry et deux litres d’eau ! Il faisait chaud comme en plein désert, mais ici il y avait du monde. C’était au Wex à Marche en Famenne (Belgique).
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- D’abord, Arno Carstens, un Sud Africain avec sa guitare. Je l’ai découvert ce soir là, malheureusement j’étais derrière la scène pendant sa prestation, pas facile de vraiment apprécier. Je saurai désormais qu’en Afrique du Sud il y a mieux à voir et à écouter que l’équipe de France de foot.
- A la fin de la soirée, en tête d’affiche, il y a eu Simple Minds. Presque le même concert que les derniers que j’ai vus des Ecossais, l’originalité en moins. Des morceaux tirés en longueur, comme cette version finale de Gloria qui partait d’un bon sentiment, mais c’était sans fin, long, très long, trop long sous la chaleur suffocante. A part sur Alive and Kicking et sur Don’t you, il faut admettre que l’ambiance était assez timorée.

Jim Kerr, chanteur de Simple Minds.
Entre ces deux concerts il y a eu Arid, avec un Jasper Steverlinck plus en forme que jamais. Le groupe s’est donné complètement. La vraie tête d’affiche en terme d’ambiance, c’était bien Arid. Après le dernier titre, à l’arrière de la scène, Jasper s’est adressé au régisseur qui était à côté de moi « …On avait prévu quatre titres en rappel, c’est possible ? »
Des photos depuis l’arrière de la scène.






Le régisseur a dit » Ok ! « . Le groupe est remonté sur scène pour les quatre chansons en question, le régisseur s’est tourné vers moi et m’a dit en parlant de Jasper « … Ce mec est bourré de talent et en plus il est gentil et sympa, on ne peut évidemment pas lui refuser… »
J’avais prévu pour la fin du concert de Arid de rappeler Jasper au micro pour lui poser juste une question. Je l’avais averti avant, il a été d’accord immédiatement. Ce n’est pas si fréquent qu’un artiste accepte cela.

Jasper Steverlinck – Photo : Stéphane
Juste avant ce petit échange (voir photo de Stéphane), j’attendais à côté de l’ingénieur du son de Arid. Celui de Simple Minds est arrivé avec une valise et un gros flight case à roulettes qu’il poussait devant lui. Il l’a « garé » sur le bord de la scène, alors que Arid jouait encore. Pour arriver là, il a forcé son chemin à travers trois ou quatre personnes dont j’étais.
Surprenant !
Ma mère m’avait appris à dire « pardon » quand je bousculais quelqu’un. A dire « Bonjour ! » quand j’arrivais dans un endroit où il y a des gens. Du coup je suis parti sans lui dire au revoir…je crois qu’il ne s’en est même pas aperçu
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Arid, Ze Concert
Retour en arrière sur un autre concert de Arid, c’était au printemps 2008 à Mons (Belgique)…
Tout commence avec une voix qui sort des tripes, celle de Jasper Steverlinck. Dés qu’il s’est mis à chanter, la salle est entrée dans une autre dimension. Sa voix était partout, dans les bouches-bées des spectateurs, dans les oreilles, dans les âmes, partout dans l’espace de cette salle.

Arid, vue par satellite.
Ce type a un charisme, il envoûte véritablement. J’avais eu la chance de le croiser dans le couloir juste avant qu’il ne monte sur scène, j’avais été intimidé par son regard.
Un regard puissant et attirant. On a envie de s’approcher et de lui parler et en même temps peur de ne pas être à la hauteur. La comparaison est peut être exagérée, mais j’imagine que si j’avais croisé Jim Morrison, j’aurais eu une impression semblable.

Le premier morceau, celui sur lequel on a entendu sa voix, était When it’s over. Extrait du nouvel album, la voix y fait d’autant plus d’effet que le morceau évoque une séparation.
Quand c’est fini, c’est fini !
Ce nouvel album est vraiment à découvrir, simplement parce qu’il vous embarque dans du bon rock et dans des univers enivrants.
Les versions que nous avons entendues ce 6 mars 2008 étaient assez peu différentes de celles de l’album. Mais nous avons eu droit à quelques moments privilégiés.


Ceux qui connaissent I miss you, morceau que Jasper était venu enregistrer en acoustique il y a quelques années, dans le studio de Classic 21, comprendront de quoi je parle quand je dis que nous avons vécu un bon moment lorsque Jasper s’est retrouvé seul au piano.
Juste sa voix et nous.
Il ne faut pas pour autant négliger le travail des musiciens autour de lui. Tous très bons. Le groupe est bien en place, le claviériste a des faux-airs de Rick Davies de Supertramp.

Des riffs de guitare, des passages de piano tout en subtilité, une voix lumineuse, un public ravi.
Tout ce qu’on aime.

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