Bob Dylan a 70 ans. J’en profite pour vous proposer aujourd’hui sur ZibloG quelques articles, tout en réécoutant mes albums de Hugues Aufray.

Ceci n’est pas Bob Dylan
Pour voir et lire sur Bob Dylan, passez aux articles suivants…
Musique, News et Bonne humeur !
Bob Dylan a d’une manière ou d’une autre toujours inspiré Bono. Le chanteur de U2 l’écrit lui même dans un poème en hommage au Zim : « Quand j’avais 13 ans , Bob Dylan a commencé à chuchoter à mon oreille avec sa voix rauque … des idées dans le vent sur la façon dont le monde pourrait être meilleur. Quand je me suis mariée à 22 ans, Bob Dylan chuchotait à mon oreille à propos de l’amour et de l’infidélité. Quand j’ai eu mon premier enfant à 29 ans, Bob Dylan a écrit Bells Ring Them et What good am i ? … Maintenant, à 50 ans, je suis de retour à la dure réalité « les temps sont en train de changer » mais vous ne devez pas les laisser nous changer. En bref, toute ma vie, Bob Dylan a été là pour moi.«

Londres, le 26 avril 2009.
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Voir Dylan, ça se mérite.
La Roundhouse, une salle circulaire en plein coeur du quartier de Camden, grouillant de monde. Les Anglais sont donc logiques puisqu’il s’agit d’une salle ronde. Peut-être un vieil entrepôt réhabilité.

Rounhouse.
Ce concert, j’en voulais, toute la semaine j’avais passé des heures et des heures à écouter du Dylan, une bonne douzaine d’albums à quoi s’est ajouté l’écoute du nouvel album à raison d’une fois et demie par jour. Puis s’est ajouté un jogging, une course devrais-je dire, effréné entre la gare de St Pancras à Londres, mon hôtel puis la salle de concert. Un slalom entre des milliers de gens sur les trottoirs, des gens qui avaient manifestement décidé de ralentir ma progression.
Voir Dylan ça se mérite vraiment !
A peine arrivé dans la salle, la lumière s’est éteinte, une voix a annoncé …Mesdames et Messieurs, voici le poète du rock’n roll…
Ce qui suit n’est alors plus qu’une interprétation des faits, différente selon le degré de sympathie que l’on a pour le Zim.
Les musiciens sont disposés en arc de cercle, en demie-lune, tous entièrement en noir, sauf Bob qui a quelques touches de couleurs sur son pantalon, sa chemise et son chapeau. Le public l’acclame. J’avais lu dans une biographie qu’au début des années 60′, des filles l’acclamaient comme des folles dans les grandes salles de concert.

Je pensais que c’était encore un mensonge d’un biographe un peu trop fanatique. Et bien c’est vrai, ce soir à Londres, les filles sont là, les gars aussi. Incroyable. D’autant plus incroyable que le moindre geste de Dylan comme une légère rotation, presque imperceptible, des épaules vers le public provoque un délire complet.
Calmez-vous ! Non seulement, le geste de Dylan est à peine perceptible mais en plus on ne sait pas si ce n’est pas quelque chose comme un tic ou une manie plus qu’une déférence vis à vis du public… Bon, après tout, l’essentiel est que ceux qui sont venus le voir aient du plaisir.
Je ne parle pas le Dylan couramment, au lycée j’avais fait espagnol et anglais, mais Bob parle une autre langue à base de mots avalés. Entre son langage extra terrestre, son attitude solitaire et méprisante, les arrangements et mélodies complètement bouleversés, je me suis dit que mes révisions de la semaine n’avaient servi à rien. Rien de ce que j’avais entendu sur disque n’était reconnaissable. Il a pourtant joué Like a Rolling Stone que j’ai écouté des centaines de fois, All along the Watchtower, Bowin in the Wind, je ne les ai pas ou peu reconnues.

C’était hallucinant, en fait je croyais reconnaître vaguement dans le yaourt dylanien quelques mots des paroles de telles ou telles chansons. J’ai essayé de comprendre quel était l’intérêt de ce petit jeu qui consiste à changer la mélodie d’une chanson pour la rendre totalement différente.
J’imaginais qu’il y aurait un quizz à la fin : Dylan vous a-t-il chanté ce soir Blowin in the Wind ? Oui – Non ? J’aurais sûrement triché sur mon voisin pour tenté d’avoir une note correcte. Mais non, il n’y avait rien de tout cela, juste des chansons toutes bouleversées en yaourt.
Pour autant, je ne peux pas dire que je m’y suis complètement ennuyé à ce concert. La première heure était enjouée, un peu rock, blues parfois et presque jazzy. Puis nous sommes entrés dans les 25 dernières minutes, ça a été long, très long, presque interminable. A chaque morceau j’espérais que ce soit le dernier, mais Bob restait et il enchaînait encore avec un autre titre … « Il est l’heure Bob, faut y aller maintenant. Je sais, ça ne fait qu’une heure 20, mais je te jure que moi j’ai l’impression d’être ici depuis 4 jours ! »
La première heure donc, a été presque plaisante, les musiciens étaient bien en place, très bonne prestation des deux guitaristes, du bassiste surtout lorsqu’il a empoigné sa contrebasse. La contrebasse est vraiment un ravissement pour les oreilles. Le batteur était un peu trop présent, mais pas de quoi gâcher la soirée, c’était très acceptable, le violoncelliste-claviériste était plus discret, il venait souligner les mélodies. Puis à côté il y avait Bob avec sa voix de plus en plus inaudible, celle d’un type qui a abusé de la cigarette et qui n’est plus loin d’une saloperie dans le larynx.
Au début du concert, la voix était juste surprenante, puis elle est devenue énervante, puis fatigante et enfin risible. J’imaginais n’importe quel jeune musicien sur scène avec cette voix, il se serait fait jeter au bout de 10 minutes, personne ne l’aurait acclamé. Ah ! C’est donc ça le truc, j’ai trouvé ! Les acclamations se feraient donc sur la réputation du mec. Quoiqu’il soit devenu, on l’acclame, comme un dû pour son passé glorieux…
J’exagérais un peu quand je disais que je n’ai rien reconnu de tout le concert. Highway 61 par exemple était très enlevé, très rythmé, un régal. J’ai reconnu aussi Like a Rolling Stone, malheureusement. Ça n’avait en effet rien à voir avec l’original. Je comprends aussi pourquoi il faut toujours écouter l’original…
Donc Like a Rolling Stone était agrémenté d’une autre mélodie, mais aussi d’un chant approximatif, c’était un vrai massacre. Pourtant lui, Bob, avait l’air de passer du bon temps. Tant mieux, il sautillait légèrement sur ses jambes, j’ai cru qu’il finirait en French Cancan tellement il y avait d’euphorie dans sa gestuelle. Euphorie Dylanienne bien entendu, tout étant relatif.

Dylan avait dit dans une interview qu’il avait admiré le génie de Jimi Hendrix lorsque celui-ci avait repris sa chanson All along the Watchtower. Il avait précisé que Hendrix avait su trouver les bons arrangements et que lui même désormais, lorsqu’il interprétait cette chanson, il pensait à Hendrix. Moi aussi d’ailleurs, ça m’a permis une petite évasion.
Je pensais aussi a une interview récente de Ian Gillan, chanteur emblématique de Deep Purple. Ian (je l’appelle Ian pour faire croire que je le connais) expliquait l’importance du public pour un artiste. »Le public a toujours était esentiel dit-il. Moi sans le public, je ne suis absolument rien, alors que le public sans moi vit très bien sa vie ! »
L’attitude presque méprisante de Dylan vis à vis du public, en tournant le dos à la moitié de la salle, en ne s’adressant jamais au public et en ne faisant qu’un léger salut en fin de concert montre que tous les artistes n’ont manifestement pas le même point de vue à l’égard de gens qui payent 60, 70 voire même parfois cent euros pour voir leur idole.
Voir Dylan, ça se mérite, il est un génie, mais lui ne nous mérite plus.

Ne serait-il plus que l’ombre de lui-même ?
Il y a quelques semaines je vous avais proposé cet article…depuis il y a du nouveau :
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Archives ZibloG – Le deuxième album de Dylan, celui qui est sorti en 1963, The Freewheelin Bob Dylan a connu des fortunes diverses. Mais la toute première mouture, en stéréo a été adjugée plus de 50 000 dollars lors d’une vente aux enchères en 2007. Environ 34 000 €uros. C’est parait-il le record pour un album officiel tout ce qu’il y a de plus normal.
Certains disent que le dernier LP de John Lennon, Double Fantasy, s’il était dédicacé par l’assassin, le pathétique Mark Chapman, pulvériserait ce chiffre et atteindrait sans doute plusieurs centaines de milliers de dollars lors d’une vente. Le pire est qu’il y aurait un abruti pour l’acheter.
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On y est presque. Un exemplaire de ce double album, Double Fantasy, avait été signé par John Lennon à Mark David Chapman quelques heures avant que le psychopathe ne tue Lennon. Cet exemplaire est en vente à 530 000 £, environ 625 000 €. Le disque avait été trouvé par un gardien à l’entrée du Dakota building où vivait John Lennon. Le pire est que quelqu’un va lâcher cette fortune pour l’acquérir.
Damned !

VH1, une chaîne américaine de musique va faire un décompte des plus grands artistes de tous les temps à partir du 6 septembre. Le 100 ème va être dévoilé puis le 99ème et ainsi de suite. Par une logique qui m’échappe les cinq prétendants finaux à la première place ont déjà été annoncés. Le champion des champions sera donc choisi entre les Beatles, Bob Dylan, Michael Jackson, Led Zeppelin et les Rolling Stones.
J’imagine que le choix a été mûrement réfléchi par une cohorte d’experts en musique qui se sont réunis pour discuter de longues heures sur la pertinence de tel ou tel artiste. Je ne veux pas faire le rabat-joie, mais j’ai juste envie de leur dire : Et alors ? Elvis c’est de la merde ?

Bob Dylan et John Mellencamp vont donner un concert à la Maison Blanche le 10 février. A la Maison Blanche pour le Black History Month.

Le President Barack Obama et sa femme, Michelle, seront de la partie. Normal c’est chez eux. Dans les invités il y aura aussi Morgan Freeman, Queen Latifah, Seal, Natalie Cole, Jennifer Hudson et les géniaux Blind Boys of Alabama.
Quand on est président des Amériques, l’avantage c’est qu’on a plus à faire la queue pour s’acheter des billets de concerts. Il n’y a même plus à se déplacer pour aller au Bercy local, non, les artistes viennent dans votre salon. Ils viennent gratos et je suis certain qu’ils s’essuient les pieds en entrant.
Moi je veux faire ce boulot quand je serai grand.
Ma guitare est plus grosse que la tienne !
On nous avait dit que l’âge de la retraite allait être repoussé, c’est fait.
Dylan, 67 ans et McCartney 66 ans sont encore au travail. Remarquez, ils ne sont peut-être pas obligés, j’imagine qu’ils ont dû accumuler suffisamment de points pour recevoir leur pension des caisses de retraites.
Cette semaine, Dylan a laissé entendre dans une interview à Rolling Stone magazine qu’il envisageait une collaboration avec l’ancien bassiste des Beatles. A vrai dire, la question était : Aimeriez-vous travailler avec Paul ou une autre légende de la musique ? Et Dylan a répondu : » Ce serait excitant, de faire quelque chose avec Paul. «
De son côté le porte parole de Paul a répondu : » Je crois qu’il serait très intéressé d’en parler. » J’aime bien Paul, mais ce côté je laisse mon porte-parole répondre m’agace un peu. Un peu beaucoup même. Je peux même dire que ça m’ENERVE ! On est assez loin des débuts du rock, de l’esprit rebelle. On est assez loin de ce qu’il était, en fait.
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