Archive pour la Catégorie 'Concert'

Bloc Party, Ze Concert.

Anvers, le 19 février 2013

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En effet, oui, c’était il y a longtemps et j’en parle seulement maintenant sur ZibloG. Cela dit pour ma défense monsieur le Procureur, j’en avais dit deux mots sur Classic 21 le lendemain même.

- Deux mots seulement ?

Oui monsieur le Procureur, je vous explique pourquoi… en deux mots.

Ce concert là, je ne l’ai peut-être pas jugé à sa juste valeur, ou alors peut-être n’a t-il pas la valeur que certains lui accordent. La première partie m’a un peu gâché la soirée. C’était le groupe Joy Formidable, des Gallois. Je n’ai rien contre, ils sont propres sur eux, ça a l’air même pas mal ce qu’ils font, mais… bah oui, il y a un mais.

 

 

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Mais leur ingénieur du son est sourd. Et reconnaissons le, c’est un handicap qui peut poser problème pour exercer un métier dans la musique. Le son était inaudible, c’était à la limite du supplice auditif. Ou… peut-être était-ce  un jeu pour tenter de reconnaître les morceaux ? Une sorte de Blind-Test.

Du coup lorsque les Anglais de Bloc Party sont montés sur scène, je nétais plus trop dans le trip de vivre un bon moment, presque envie de partir. Je venais découvrir un groupe en live et je comptais les morceaux en me disant « - Bon, c’est le 6 éme, plus qu’une bonne dizaine. »

Dans les points très positifs, la tessiture de la voix de Kele Okereke, le chanteur, qui me faisait beaucoup penser à la voix de Robert Smith de Cure au début de l’histoire du groupe, dans les années 80′. Musicalement, il y avait des gros morceaux de guitares dans un mélange rock-indie-electro, un gout savoureux.

Je suis quand même parti avant les rappels, ce jour là je me souviens que j’étais fatigué, épuisé. Mais… j’ai assisté à des dizaines d’autres concerts dans un état de fatigue aussi important que celui de ce jour là, sans pour autant partir. Je me demande si Joy Formidable ne m’a pas tué la soirée ? Dommage, ce n’est pas la mission d’un Support Act.

Bref, ce n’était ni joyeux, ni formidable.

 

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Eiffel, Ze Concert

Le Botanique – Bruxelles le 13 décembre 2012. (Compte rendu avec 2 mois de retard, bravo Laforge ! Tu dormais ou quoi ?)

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A peine arrivé sur scène, Romain Humeau, leader du groupe Eiffel s’excuse : « On vit tous dans un camping car depuis le début de la tournée et on se refile la crève les uns les autres, dit-il. » C’est vrai qu’il n’a pas l’air bien. Sa femme Estelle, à la basse, semble complètement dans le gaz, mais elle est là quand même. On a mal pour elle, je suis certain qu’en ce moment elle rêverait d’être dans son lit bien au chaud, mais the ‘chaud’ must go on ! Ça la rend encore plus attachante.

 

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Estelle Humeau, basse. 

 

Eiffel est à classer dans la même famille que Noir Désir. Pas seulement parce que Romain à travailler sur les arrangements de cordes de Des visages, des figures en 2001. Pas seulement non plus parce que Bertrand Cantat est dans les choeurs de leur tube A tout moment la rue. Leurs textes, comme ceux de Noir Dés’ clament, réclament, disent, hurlent haut et fort, pointent du doigt. Ils crient des révoltes. La rythmique, les solos de guitare viennent en appui et déchirent l’atmosphère. Rien n’est tiède, ni mièvre, ni fade, chaque mot dit quelque chose. C’est intelligemment écrit.

Romain Humeau arbore un T-Shirt des Clash et le claviériste porte un T-Shirt sur lequel il est écrit : Despote. Attention ce n’est pas un concert militant de je ne sais quel groupe chiant d’extrême gauche qui viendrait se répandre sur scène avec des textes pleurnichards et des longues barbes de professeurs de philosophie. « A tout moment la rue peut aussi dire non… » Romain Humeau me l’avait dit en interview il y a quelques années : « Nous ne revendiquons rien, à chacun de prendre nos paroles comme il le veut. » 

 

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Romain Humeau. 

 

Eiffel, c’est d’abord du rock, si vous vous foutez royalement des paroles, il vous restera des gros morceaux de rock à vous mettre dans les oreilles. Si j’osais, je dirais même du putain de bon rock. Et après avoir vu Eiffel sur scène, si un jour quelqu’un me dit encore que le rock en français n’existe pas, alors je pense que je serais capable de lui répondre des onomatopées qui feraient même rougir un marin saoul dans un bouge infâme d’un port glauque quelconque.

Pour A tout Moment la rue, Romain est descendu dans la foule, un cercle s’est ouvert pour lui laisser la place. Il s’est assis et a fait assoir tout le monde par terre. Comme pour un sit-in de manif. En le voyant chanter, je me demandais que pouvait-il bien lui être arrivé pour être si enragé, si indigné lorsqu’il chante ? Peut-être simplement regarde t-il la société autour de lui ? Peut-être lit-il les journaux ? 

 

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Romain Humeau, dans la foule. 

La chanson trouée, drôle de titre pour une chanson ! C’était juste avant les rappels, une ampoule à incandescence était allumée au dessus de Romain Humeau, il l’a faisait se balancer en lui donnant des coups de temps à autre. Une ambiance de film policier des années 60. Un rien, une simple ampoule et c’est tout un décor qui apparaît, créé par des jeux d’ombres mouvantes. C’est beau l’imagination.

Entre deux chansons, un petit couplet de Michelle des Beatles pour régler le micro et puis sur l’intro de Chaos to myself, le …na na na… de Hey Jude pour relancer le public.

Si je n’avais pas vu McCartney ou Springsteen en 2012, je pense que Eiffel aurait été de trés loin ce qui m’a le plus transporté en 2012. Quand un concert est excellent, j’appuierais bien sur Replay pour le revoir. Et dire qu’ils étaient tous malades…

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La première partie était assurée par un duo déjanté que j’ai découvert à cette occasion, il s’agissait des Twin Twisters. Belle prestation en anglais de ce duo francophone qui me faisait penser au niveau du look à Willy Deville, au niveau de la musique parfois à Frank Zappa. Du punch, une voix qui joue avec les tonalités. Ils mériteraient d’avoir leur concert à eux dans une salle comme le Botanique.

 

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Muse, Ze Concert.

Sportpaleis Anvers, le 18 décembre 2012.

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Muse en concert en Belgique, on attendait ça depuis un petit moment, on finissait par montrer les dents de nervosité. Grrrrr ! Comme diraient les Stones

Tonnerre d’applaudissements et cris pour accueillir le groupe à son arrivée sur scène, personne ne montre les dents donc, mais tout le monde bave.

 

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Pas le temps d’un « Hello Anvers ! » Le trio envoie immédiatement la machine à décibels, ça pulse à mort, il y a une puissance de feu phénoménale. Un power trio, un vrai, comme dans les 60′. Côté visuel, c’est travaillé. Rien n’est laissé au hasard. La scène est sobre mais pas dépouillée. Il s’y trouve juste la batterie de Dominic Howard au centre, rien d’autre, on se serait presque cru dans un labo. Un petit côté aseptisé. Mais c’était bien. Et pourquoi c’était bien ?

Certainement grace aux écrans. Ils étaient nombreux et disposés de telle sorte que lorsqu’on regardait la scène on la voyait entourée d’images. Au-dessus, toute une mécanique développait une pyramide inversée d’écrans. Une idée clairement prise à la tournée 360° de U2.

 

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A la fin du concert, le concept des images tout autour de la scène a été exploité comme s’il s’agissait d’un jeu de roulette. Une grosse boule virtuelle est apparue sur l’écran géant du dessus, puis est ‘tombée’ sur les écrans de la scène, le ‘plateau de la roulette’ virtuel. On y voyait des titres de chanson du groupe qui défilés en rouge et vert. La boule s’est arrêtée sur Stockholm Syndrome que le groupe a alors joué. L’animation était réussie, rien à dire.

 

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Matthew Bellamy, guitare, chant.

Le visuel est vraiment sans reproche possible. Côté son, même chose,  très très acceptable. Pourtant il m’a manqué quelque chose d’essentiel, mais à ce moment du concert, je ne savais pas encore quoi.

Les tubes du groupes ont défilé les uns après les autres, Supremacy, Bliss, Uprising, Follow me, Madness, Knight of Cydonia avec pour une fois une intro différente. Habituellement ce morceau débute avec le thème de L’homme à l’harmonica. Ici on a eu droit à La rencontre du troisième type, avec les fameuses trois notes qui  dans le film, permettaient la communication entre humains et extra terrestres. Je me suis dit que trois notes, c’était une de plus que sur le piano de David Guetta.

 

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Chris Wolstenholme , bassiste.

Bonne idée en tout cas cette variation.

Puis, à partir  de ce moment là, j’ai commencé à concrétiser ce qui me dérangeait. Ou plutôt ce qui me manquait. Le groupe joue bien, très bien même, fort, très fort, mais… il ne joue que les versions que l’on connaît, celles des albums. Il n’y a aucune place à l’improvisation, au délire, aucune ‘extra balle’ qui viendrait d’un seul coup me surprendre et faire tilt.

Du coup petit à petit la scène est devenue trop grande pour ces trois excellents musiciens mais qui finalement n’ont que peu de charisme. Comme un type qui mettrait un costume trop grand pour lui. Mon collègue, Jean Marc Strel m’avait écrit un mail pour me donner ses impressions au lendemain du show, on ne s’était pas encore parlé, il écrivait: « Je pense que Bellamy n’arrive pas à créer un réel échange avec le public…Mais le truc vraiment surprenant, je vais juste faire une comparaison, c’est le manque d’émotions, quand McCartney est au piano tout le monde la ferme, Matthew au piano et tout le monde discute devant, derrière. »

On est d’accord.

 

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Matthew Bellamy, guitare, chant.

Sur le moment j’avais eu l’impression d’être le seul à ressentir ça, mais finalement non. Lorsque j’ai fait l’After-Party le lendemain midi dans l’émission, chacun des intervenants que j’ai pris à l’antenne a évoqué cette même impression de ‘trop lisse’. « Avant, le groupe se foutait totalement de faire des erreurs, c’était jouissif, disait une certaine Julie, maintenant ce n’est plus eux, c’est très gadget. »

Il me reste de tout ça que j’ai passé un moment sympa, mais avec une impression de vide quand même, d’artifice. Pas de vie, aucune ame, « c’était creux… » m’a même écrit Sylvain, un auditeur qui lui les avait vus au Stade de France. Je n’irai pas jusqu’à dire ça, mais ce n’est vraiment pas un concert que je classerai dans le TOP 10 de 2012.

Ca fait plusieurs fois que je vois le groupe, j’aime toujours autant leur musique, mais au niveau du contact, de la chaleur, de la présence sur scène, de l’échange (et je ne demande pas à ce qu’ils nous racontent leur vie, mais juste un peu de lien) ils ont encore régressé.

D’habitude, lorsque je quitte une salle de concert, je chantonne, des images me reviennent à l’esprit, je glisse un CD de l’artiste dans l’auto-radio. Ici, rien de tout ça, j’ai juste écouté les infos à la radio et je me souviens m’être demandé comment j’allais terminé un bricolage à la maison le lendemain.

Finalement, on se rend compte à chaque Noël que les jouets qui brillent et font beaucoup de bruit, ne sont pas ceux qui laissent le plus d’étoiles dans les yeux des enfants. Un simple jouet en bois ou une voiture en tole fait plus travailler l’imagination.

Ah l’imagination !

 

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Matthew Bellamy, guitare, chant.

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Chris Wolstenholme , bassiste.

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Dominic Howard , batterie.

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Allez hop, du balai !

 D’autres photos et commentaires sur le site de CLASSIC 21

 

Richie Sambora en live !

Richie Sambora était au London Shepahard’s Bush Empire le 16 octobre dernier. Je n’y étais pas, pourtant j’aime bien Londres (la preuve ICI), mais la correspondante la plus dynamique de ZibloG y était, Anne Verbeke nous raconte le concert et nous propose ses photos. Yo !

Dans la semaine, je vous parlerai aussi des concerts de Eiffel et de Muse.

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Richie Sambora en live ! dans Bon Jovi sambora-1

Photo / Anne Verbeke

 

« Le fameux guitariste de Bon Jovi était en tournée pour cinq dates en Europe, cet automne. Il présentait son troisième album solo : Every Roads Lead Home To You. Un album plus pop-rock et très personnel mais toujours aussi bon que les deux premiers (assez blues). Vu que j’attendais la sortie de ce disque depuis plus de 14 ans, je devais absolument être présente !
Son style est très différent de ce qu’il fait avec Bon Jovi. Le son est beaucoup plus authentique et proche du blues. C’est d’autant plus étonnant qu’il participe à l’écriture et à la composition d’une bonne partie des morceaux du groupe.
L’ambiance pendant le concert est très intimiste, Richie est vraiment très proche de son public, toujours à l’aise sur scène, il tient la foule dans sa main et la fait réagir aussi bien et avec autant de précision que ce qu’il fait avec ses guitares.
Il est simple et ne se prend pas la tête et pour ne rien gâcher, il a plein d’humour et est très souriant. Bref on voit qu’il est content d’être là et qu’il a simplement envie de s’amuser sur scène en nous faisant découvrir ses compositions.

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Photo / Anne Verbeke

Le public est assez différent de celui de Bon Jovi, on sent qu’il est composé de connaisseurs, on est loin des midinettes maquillées des premiers rangs des concerts du groupe.

Pour seulement 40€ le ticket, Richie nous a régalé pendant plus de deux heures, nous faisant (re)découvrir ses anciens et ses nouveaux morceaux personnels. Il n’a pas hésité à mettre à sa sauce les plus grands classiques de Bon Jovi, pour ensuite nous offrir un super medley des Beatles. Il nous a fait écouter de tout : des morceaux acoustiques, des morceaux nettement plus rock ou très très bluesy.

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Photo / Anne Verbeke 

La salle du Shepherd’s Bush ne paie vraiment pas de mine de l’extérieur, avec son allée sombre qui la longe et l’écriture « old school » de l’annonce de l’artiste. Par contre, l’intérieur de la salle est super moderne, ce qui crée un contraste assez saisissant.

J’ai passé un excellent moment et je garde de magnifiques souvenirs de ce concert et j’ai enfin pu le voir en tant que « chanteur » et non en tant que guitariste de Bon Jovi et c’était juste exceptionnel. Je pense qu’il devrait être beaucoup plus mis en avant au sein de son groupe.

Le public et les journalistes se concentrent trop sur Jon et ses mimiques.

Une chose est sûre, s’il sort un nouvel album solo ou s’il revient pour une deuxième partie de sa tournée actuelle, je retournerais le voir sans hésiter. Pour moi, il mérite son titre de King of Swing.


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Photo / Anne Verbeke 

Voici la setlist :
Intro Uprising (Muse)
Burn That Candle Down
Every Road Leads Home to You
Nowadays
Stranger in This Town
Taking a Chance on the Wind
Weathering the Storm
Sugar Daddy
Learning How to Fly With a Broken Wing
I’ll Be There for You (Bon Jovi)
Hard Times Come Easy
Don’t Look Back in Anger
You Can Only Get So High
Fallen From Graceland
Who Says You Can’t Go Home (Bon Jovi)
Encore:
Wanted Dead or Alive (Bon Jovi)
Golden Slumbers / Carry That Weight / The End (The Beatles)
Encore 2:
These Days (Bon Jovi)
Encore 3:
The Answer acoustique

 

Un bon mélange de slow, rock blues, des reprises,..  il nous a fait la totale !
Et pour terminer en beauté, cliquez sur la dernière photo : » 
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Photo / Anne Verbeke

Alanis en concert à Bruxelles

Vendredi dernier, le 23 novembre, Alanis Morissette était en concert à Forest National (Bruxelles). Ziblog n’y était pas personnellement, ça lui rappelle trop sa grand-mère qui s’appelait aussi Mauricette, mais qui était moins rock !
Heureusement, Anne Verbeke, envoyée spéciale a assisté au concert et nous raconte… On l’écoute, enfin je veux dire, on la lis…
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« J’avais à peine 15 ans quand Alanis Morissette a sorti son album Jagged Little Pill que j’ai beaucoup écouté. J’ai aussi acheté son dernier album que je trouve assez sympa. J’étais donc plutôt enthousiaste à l’idée de la voir pour la première fois en concert. On peut dire que j’ai vite déchanté…
Dans la file d’attente, à l’entrée, j’ai entendu dire que ce serait son mari qui serait en première partie: Mario « Souleye » Treadway. Je ne le connais pas, je ne sais pas ce qu’il fait mais bon, pourquoi pas.. Je trouve l’idée assez rigolote.
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Il est arrivé sur scène, souriant, dynamique, c’est un rappeur ! Ça démarrait bien, un bon rythme, il jouait avec le public, tout se passait bien. J’ai fini quand même par trouver le temps long, lorsque finalement la foule s’est déchainée, Alanis venait de monter sur scène pour rejoindre son mec à elle ! Malheureusement, c’était juste pour se promener de gauche à droite sur scène et hululer comme une chouette en détresse… Le rappeur a chanté un dernier morceau tout seul et est parti.
Commençait alors une longue, très longue, trop longue attente.
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Elle finira par arriver sur scène vers 21h30 en commençant par un morceau de son dernier album, qui semble n’être connu que par une poignée de fans, au vu de la réaction du public. Ce n’est que lorsqu’elle a chanté des morceaux de Jagged Little Pill que le public s’est réveillé et a chanté en chœur. Ces moments-là, heureusement, étaient bons.
Alanis Morisette ne communique que peu avec le public, un merci de temps en temps, elle ne chante quasiment jamais face à la foule, se contentant de faire des gestes étranges vers ses musiciens et vers des sièges vides au balcon tout en continuant à faire les cents pas.
J’ai trouvé dommage qu’elle ne joue pas plus avec le public. Les fans du premier rangs étaient pourtant motivés mais rien n’y a fait, aucun regard ni geste à leur attention.
Bref, trop maniérée pour moi. Je me suis ennuyée et j’ai trouvé le temps long… pourtant elle a à peine atteint les 2h de « show ».
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Je ne me souviens pas de la setlist exacte mais en voici le principal: I remain, Woman Down, All I really Want, You Learn, Guardian, Ironic, Uninvited, You Oughta Know, Hands In My Pocket,.. Et Thank U pour terminer.
Ce n’était peut-être pas le pire concert de ma vie (après tout, j’ai été voir Robbie Williams au stade Roi Baudouin !), mais l’attente trop longue, ses bizarreries sur scène et ses hurlements étranges ne m’ont pas permis de passer une aussi bonne soirée que ce que j’avais espéré. Ou peut-être que ce n’était pas un bon jour pour moi et que j’attendais trop de ce concert..

Bref Alanis Morissette live, ça, c’est fait.« 

Gaslight Anthem, Ze Concert.

Bruxelles, Ancienne Belgique le 21 octobre 2012

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Deux. Oui ce n’est que le deuxième concert parmi les milliers que j’ai vus qui me laisse cette impression, à savoir préférer le groupe sur disque qu’en live.

Généralement, je ne vois que par le live, c’est là que la musique prend tout son sens et qu’elle vit. Je surveillais donc Gaslight Anthem du coin de l’oreille avec un filet de bave au coin des lèvres depuis quelques mois en me disant que si l’occasion se présentait j’irais voir ces gars là en concert.

Veni, vidi, vici.

Ça ne m’a vraiment pas passionné, oui je sais on va me dire qu’il y avait une grosse ambiance. Les 1500 fans qui étaient là se sont éclatés. Bah oui, mais justement, il n’y avait que des fans, ils connaissaient toutes les chansons par coeur et étaient conquis d’avance. Comme à un meeting politique dans lequel le tribun se fait faussement persuasif et autoritaire, mais il n’a devant lui que des convaincus, alors, à quoi bon ?

 

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Brian Fallon, chanteur.

Dans leurs albums, qu’est ce que j’ai aimé ?

A vrai dire tout. Ce groupe sent le frais, Gaslight n’a pas un son frelaté avec des relents de vieux rock poussiéreux pour ratisser large. Ça sonne nouveau, impertinent, sans concession. C’est puissant, mélodieux aussi, mais c’est surtout positif, joyeux. Je parle du son et de l’ambiance musicale des albums. Ce n’est pas ténébreux, pas prise de tête.

Alors, pourquoi je n’ai pas aimé le concert ?

En live, une fois devant eux à m’en prendre plein les oreilles, j’ai très vite déchanté. Bon, certes, le chanteur est souriant, il emballe les filles avec ses fossettes aussi surement que Roco avec sa dosette. Comme le son du groupe, il est positif dans son attitude. Mais le ton de sa voix me dérange, sa façon de chanter est criarde, souvent même hurlante à l’image de Dexter Holland de The Offspring. Sur le disque, ça ne m’avait pas frappé, certainement, parce qu’avec un disque on peut faire des pauses. Mais là, en live, 1h30 d’une voix qui ‘parle fort’, c’est fatigant, lassant.

 

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Brian Fallon, chanteur.

A cela, s’ajoute la sensation d’avoir entendu quasiment le même morceau pendant toute la durée du concert. Du point de vue mélodique, il y a un air de famille entre chaque titre, mais surtout la rythmique est quasi toujours la même.

Très déçu donc, c’est pourtant surement un très bon groupe, mais je n’ai absolument pas accroché. Je suis sorti de la salle en ayant rien ressenti, pas une émotion, comme si j’avais vu un épisode de Derick au ralenti.

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Le tatouage de Brian Fallon.

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Alex Rosamila, guitariste.

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Benny Horowitz, batteur.

Rival Sons, Ze Concert.

Le 2 octobre, Anvers, le Trix.

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Une petite salle, 432 personnes exactement de capacité. Le concert était prévu à 21h30 et… Il a commencé à 21h30 pétantes. Ça commence bien, me suis-je dit. J’aime les artistes qui respectent leurs spectateurs. Un concert en semaine, ça veut dire que le lendemain tout le monde bosse, donc si ça peut commencer à l’heure ce n’est pas plus mal.

Ça fait vraiment plaisir de voir ce genre de groupes. Ça nous sort du formatage perpétuel dans lequel on baigne sans arrêt. La musique en morceaux préfabriqués dans des boîtes de conserves réalisés par des artistes sans âme et produit par un système avide de dollars rapides, ça finit par faire gerber, comme dirait Lady Gaga. Tout cela dans un joli emballage pour remplir les magazines people et faire de belles images dans des émissions bien creuses de la télé.

 

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Jay Buchanan, chanteur. 

En voyant Rival Sons sur scène, je me disais : Mais comment un groupe comme ça peut-il trouver sa place aujourd’hui ? Ils ont les cheveux longs, un look désuet qu’on pourrait dater de la fin des années 70′, des fringues dénichés dans une brocante un jour de pluie d’automne, ça sent la voie sans issue tout ça. Mais ce serait oublier l’essentiel, la musique. Une partie du public a encore de l’espace de cerveau disponible pour penser autrement. Résultat, Rival Sons sont N° 1 en Angleterre et leur marche vers le succès mondial va inévitablement passer par l’Europe continentale.

Pourquoi j’en suis convaincu ?

Parce que ce groupe nous en donne pour notre argent mon pote ! Il ne fait pas un show, il n’y a pas de lumières dans tous les sens, ni de la pyrotechnie, rien n’explose sur scène. Mais comme je le disais plus haut, les musiciens nous donnent ce qu’on est venu chercher : de la musique. Et elle est bonne ! Comme disait Rocco Siffredi en parlant d’une amie.

 

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Une bonne rasade de musique qui nous tient scotchés prés de 2 heures avec des solos et des riffs de guitare en veux-tu en voila. Un chanteur, Jay Buchanan, qui vit son truc à fond. Par moment, il me faisait penser à Robert Plant de Led Zeppelin. Vers la fin du concert, ses cheveux longs bouclés, sa chemise noire ouverte sur son torse laissant apparaître une chaîne, ses pieds nus, son déhanchement psychédélique de damné, on aurait cru voir alors Jim Morrisson. C’est l’univers qu’il insufflait sur scène qui me faisait voir ces illustres chanteurs.

 

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Scott Holiday, guitariste. 

La musique de Rival Sons s’inspire clairement des années 70′. Le son, les ambiances, certains solos de guitare sont très ‘Pinkfloydien’. Mais tout cela est amené avec leur feeling à eux et avec les envies de 2012. Ils modernisent, ils ne copient pas, en aucun cas ils ne sont un cover band. Le guitariste, Scott Holiday, avec des faux airs de Noël et Liam Gallagher réunis nous envoie des solos venus d’ailleurs. Son jeu est précis et rien qu’à le voir, on a envie de se laisser emporter dans son monde. Incontestablement, derrière ses lunettes de soleil alors que la salle est dans l’obscurité et que les projos sont derrière lui (!), on le sent bien dans un espace temporel décalé.

 

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Robin Everhart, bassiste. 

Le batteur et le bassiste composent une section rythmique qui fait que ce concert envoie du steak en permanence. Tout cela soutient magnifiquement la personnalité très marquée de Jay Buchanan. Il sait jouer avec sa voix, se faire hurlant ou plus tendre selon les moments. Et après deux ou trois bonnes bières, il faut bien observer qu’il part aussi dans un monde un peu parallèle…

Quand j’entend dire qu’il n’y a plus de groupes de la trempe de ceux des années 70′, j’ai tendance à répondre que bien sur que oui il en existe encore. Sinon, ce serait à désespérer, on écouterait tous Justin Bieber et il n’y aurait plus qu’à fermer la boutique. Il suffit juste d’ouvrir les yeux, d’enlever les oeillères et de ne pas se contenter en permanence de vivre en écoutant les 20 albums majeurs du rock.

 

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Mike Miley, batteur. 

Rival Sons et d’autres dont je vous parlerai cette année ne laisseront peut-être pas une trace aussi énorme que Led Zep, les Stones, Pink Floyd ou quelques autres, c’est une autre époque que nous vivons, le marché, la concurrence et la consommation de la musique, tout est différent. Mais peu importe, il y a de quoi se réjouir les oreilles pour peu qu’on soit un minimum curieux.

Achetez ce disque, piquez le à votre grand frère, matez le sur You tube, peu importe… Mais écoutez le !

Et merde…

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L’interview du groupe réalisé par Laurent Rieppi est sur www.classic21.be 

Un deuxième compte rendu de ce concert, écrit par Mitch Zoso est aussi disponible dans les commentaires de cet article.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruce Springsteen in Hesinki

 

Helsinki, le 31 juillet.

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Bruce est arrivé et a dit : « Ce soir c’est notre dernier concert en Europe, alors on va faire les choses bien. »

Le reste de cette soirée n’est qu’une histoire de superlatifs et de sentiments forts et pour ce qui me concerne d’un moment de vie comme jamais. Je m’attendais a du très grand Springsteen, comme d’habitude, mais avec lui il n’y a pas la place pour les habitudes. J’étais bien loin de m’imaginer ce que j’allais vivre et pourtant je l’ai déjà vu très souvent.

Deux heures avant le concert proprement dit, je tentais de m’acheter un morceau de pizza et un Panini, les pires que je n’avais jamais mangés. Au moment ou la dame, une blonde finlandaise m’a dit : « Thirteen euros please... » Je m’apprêtais à lui répondre « What the fu… ! » Mais une clameur venue des fans plantés devant la scène m’a coupé dans …mon élan, comme on dit en Laponie, dans le Nord de la Finlande.

Bruce Springsteen in Hesinki dans Bruce Springsteen Bruce-%C3%A0-l%C3%A9chauffement

Seul avec sa guitare, deux heures avant le concert.

Le Boss venait de monter sur scène, il était là-bas, derrière son micro, en simple tee-shirt et avec une guitare. Seul. Il était plus ou moins 18h. Il a alors joué cinq titres dont trois pour la première fois sur cette tournée. Des titres plutôt intimistes, il a même demandé aux gens qui étaient là, ce qu’ils voulaient écouter. Il a surtout beaucoup parlé et ri avec les quelques uns qui étaient déjà arrivés. A vu de nez, on était 2000 à ce moment là.

Avant de jouer Blinded by the light il a expliqué que c’était sa première chanson à avoir été N° 1, puis il a eu un grand rire « Oui ma chanson a été N°1 mais dans la version de Manfred Mann Earths Band ! » D’ailleurs pendant cette petite demie heure imprévue, il a beaucoup ri, il était le pote qui venait déconner avec des potes.

J’imagine ceux qui ont manqué cette cerise sur le gâteau. Je crois qu’ils ont dû pousser un énorme cri dans lequel il était possible de distinguer : What the fu…!

Bruce-exulte dans Concert

This is the BOSS !


Et donc, deux bonnes heures plus tard, Springsteen nous promettait de faire de ce concert quelque chose de particulier. C’était déjà le cas avec l’amuse gueule de fin d’après midi, mais que pouvait-il donner de plus ? De plus qu’à Paris il y a un mois ? Qu’à Cologne il y a deux mois ? Que pouvait-il me donner de plus que les 20 fois précédentes ?

C’est simple. Je crois juste avoir assister ce soir du 31 juillet sous le soleil de Helsinki au concert ultime. Je sais désormais qu’il ne pourra plus jamais faire mieux, même s’il est capable de tout. Mais là, tout était réuni pour que ce soit exceptionnel, rarement les planètes du rock ont été si bien alignées (comme dirait Irma ma diseuse de bonnes aventures) pour que cela fonctionne comme jamais.

D’abord le fait que ce soit le dernier concert en Europe, ensuite qu’une partie des concerts aux Etats-Unis vont se faire sans son grand pote et guitariste Steve Van Zandt pour cause de tournages pour la télé. Et puis… les années passent et même lui n’est pas éternel.

Bruce-dans-la-rue

C’est presque lassant, en Finlande elles sont toutes blondes et jolies.

A Helsinki, comme à Barcelone il y a six ans, j’avais mon petit mec avec moi. Histoire qu’il voit maintenant du haut de ses treize ans, ce qu’il n’aura peut être plus jamais l’occasion de voir. Qu’il me dise que c’était génial ou nul, peu importe, il fera son opinion, mais il fallait qu’il le voit. Comme cet hiver lorsqu’il a vu McCartney ou encore avant ACDC, Genesis etc. Il y a des choses qu’il faut avoir vues dans la vie, après on fait son jugement, mais il faut avoir été témoin. C’est mieux que les on-dit.

McCartney était grandiose, c’est une expérience inoubliable. Surtout le voir à 13 ans et pouvoir expliquer dans 50 ans avoir vu le mec qui est en partie LA musique du XXéme siècle. En concert, Macca est parfait, mais lorsque Macca regarde vers le haut, loin au dessus de lui, il y a un showman bien plus incroyable et plus grand que lui, son nom est Bruce Springsteen.

Bruce a proposé cette fois encore une set-list particulièrement bien dosée, entre titres intimistes et rocks rougeoyants dans la fonte brute. Le solo de Nils Lofgren sur Because the Night était encore plus déjanté et débridé qu’à Paris. La complicité avec Steve Van Zandt était retrouvée, la ‘battle’ de rythmes de plusieurs minutes entre la batterie et les percus était comme un dialogue sans fin, un dialogue de sourd aurait dit ma grand-mère.

Bruce-dans-la-rue-2

In da street !

C’était le concert ultime, après ça, que peut encore m’apporter un concert ? Un jour, j’ai croisé le grand critique de rock belge, Pierre Rocknroll. Il m’avait raconté une histoire de fou. Au début des années 80 il était allé voir un concert de Springsteen, il avait été tellement subjugué par ce qu’il avait vu et entendu ce jour-là qu’il avait décidé simplement de mettre un terme à sa carrière de critique de rock, expliquant qu’il ne verrait jamais mieux.

En ce qui me concerne je vais continuer, d’abord parce que d’aller en concert est ce qu’il y a de mieux dans l’écoute de la musique. Ensuite, parce qu’il faut que je tente de m’assurer une retraite pas trop misérable.

Mais pour tout vous avouer, je me ferais bien faire un T-Shirt avec écrit dessus :

Helsinki 2012, j’y étais !

A la fin du concert, Springsteen a dit à la foule : « Quelqu’un vient de me dire que dans deux minutes, ça fera 4 heures de concert ! » Alors, il a fait un signe au E Street Band et ils ont poursuivi leur medley Twist and Shout-La Bamba.

Bruce-4h12

The world champion.

Steve est ensuite apparu avec un panneau sur lequel était écrit : 4h12 minutes ! Puis il a pris le micro de Springsteen et a dit : This is the World Champion… THIS-IS-THE-BOSS ! Bruce a alors pris la position d’un catcheur qui montre ses muscles et ils ont tous éclaté d’un grand rire de sales gamins.

Ensuite, ensuite ils sont partis. Je venais de vivre le meilleur moment de ma vie professionnelle et un moment extraordinaire de ma vie avec un petit mec qui racontera ça à ses enfants un jour.

Hé le vieux, tu nous emmerdes ! lui répondront surement les petits cons.

Peu importe, la roue doit tourner mais le proverbe se vérifie de plus en plus : Il y a ceux qui ont vu le Boss en concert et ceux qui ne sont pas encore fans !

Final

J’y étais !


La set-list :


Les cinq titres en acoustique joués vers 18h

- I’ll work for your love – Leap of faith – No Surrender – For you – Binded by the light

Puis le concert, vers 20h

- Rockin’all over the world (cover de John Fogerty) – Night – Out in the street – Losse ends – We take care of our own – Prove it all night – Wrecking ball – Death to my hometown – My city of ruins – Does this bus stop at 82nd street ? – Be true – Jack of all trades – Downbound train – Because the night – Lonesome day – Darlington country – Light of day – Shackled and down – Waitin’ on a sunny day – Back in your arms – The rising – Badlands – Land of hope and dreams –

Les encore

We are alive – Born in the USA (version vaguement folk) – Born to run – Medley – Glory Days – Dancing in the Dark –
Tenthe avenue Freeze out – I don’t want to go home (cover de son pote Southside Johnny) – Your love keeps lifting me… Higher and higher (Cover de Jackie Wilson) – Twist and shout.

Paul Simon, Ze Concert.

Bruxelles, le 17 juillet 2012.

____________________

Etre une star, c’est bien, mais c’est mieux d’être un homme. Un grand homme.

La tournée de Paul Simon, c’est d’abord une tournée pour les 25 ans de l’album Graceland. Il y a des albums qu’on écoute différemment des autres. Celui-ci en est un. Les mélodies, les rythmiques appuyées par des percus, tout cela est attrayant, envoutant et c’est l’essentiel. La musique est là pour nous distraire, d’abord. Mais dans le cas de Graceland, il y a aussi le message, le côté conscientisation et passer à côté de cela serait un peu dommage.

Rien de grave, juste dommage.

Paul Simon, Ze Concert. dans Concert Paul-Simon-2

Photos / Rudy De Doncker – www.rudyphotos.com

Quand l’album est sorti et surtout ensuite avec la tournée, nous sommes alors dans les années 80′, les critiques sont tombées sur Paul Simon comme la misère sur le pauvre monde. Pourtant, il était plutôt à remercier, il rendait hommage ici à une culture que l’Apartheid tenté de faire disparaître. Mais une prise de position comme la sienne à l’époque, même si elle était peut-être naïve,  peut-être même involontaire, c’est malgré tout sujet à critiques.

Les gens tièdes, ceux qui ne font pas de vagues n’essuient que rarement des critiques, ce sont des gens sans saveur. Alors on peut dire merci à Paul Simon, rien que pour ça. Rien que pour le fait d’avoir pris un risque.

Le concert a été à la fois un hommage à Graceland est un Best-of de la carrière de Paul Simon. On a eu droit à Kodachrome, 50 ways to leave your lover, Vietnam (Jimmy Cliff), Mystery train (Elvis), The Sound of Silence

Le groupe vocale Sud-Africain Lady Smith Black Mambazo, les mêmes chanteurs qui étaient avec lui dans les années 80′ ont occupé la scène, seuls (!) à neuf. Un gros quart d’heure pour être envouté par leurs voix chaudes, basses, leurs gestuelles tribales. Ils ont fait exploser l’ambiance.

Paul-Simon-4 dans Paul Simon

Photos / Rudy De Doncker – www.rudyphotos.com

Un peu plus tard, Paul Simon a aussi laissé la place à Hugh Masekela qui nous a transporté par ses chants, sa trompette, ses bruitages évoquant la jungle, l’Afrique profonde. Il nous a rappelé aussi à sa manière qu’au moment où sortait cet album, en Afrique du Sud il y avait des hommes qu’on traitait pire encore que des animaux. Leur porte-drapeau était un certain Mandela à qui il a rendu un hommage émouvant.

Le lendemain de ce concert, Mandela fêtait ses 94 ans.

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Photos / Rudy De Doncker – www.rudyphotos.com

Le timing de la soirée a été habilement géré. Ces différentes incursions sur la scène ont permis à Paul Simon de souffler un peu et de s’économiser pour tenir la distance du haut de ses 71 ans. Petit chapeau sur la tête, démarche précise, une allure empreinte d’une certaine classe qui inspire le respect.

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Photos / Rudy De Doncker – www.rudyphotos.com

Il avait raison de se ménager puisque pour les rappels, il a assuré seul avec sa guitare acoustique, dans un rond de lumière un The Sound of silence très prenant, puis le groupe l’a rejoint pour The boxer et un final avec Still crazy after all these years.

Au total 25 personnes, musiciens et chanteurs sont venus saluer à la toute fin. 7000 personnes se sont levées en écho. Comme une communion réussie par un homme seul contre tous à une époque.

Quelle revanche !

After Party… Bruce Springsteen

Mercredi soir Bruce Springsteen a fait 3h30 de concert, le lendemain, jeudi, il a fait 3h39. J’ai une chance inouïe, j’ai vu en concert presque tout ce qui existe sur la planète rock. Et je dois admettre qu’en live le BOSS est très très loin devant tout le monde. En fait il ne joue pas dans la même cour que les autres. Vous n’aimez peut-être pas la zique de Springsteen, mais faites l’effort, allez un jour à un de ses concerts et vous comprendrez. Vous n’en reviendrez pas indemne. Je vous le promets…

Pour réécouter l’After Party que j’ai faite après le concert, cliquez ICI :

Quelques photos en écoutant…

After Party... Bruce Springsteen dans Bruce Springsteen Bruce-1

… Avec Nils Lofgren

Bruce-2 dans Concert

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… Avec Steve Van Zandt

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Steve Van Zandt et Soozie Tyrell

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… Avec Max Weinberg

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Le BIG man !


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