Une petite quarantaine de photos pour évoquer quelques uns des concerts qui m’ont fait vibrer cette année. Et quelques rencontres hors concert également.
Vous ne verrez pas de photo de Peter Gabriel que j’ai pourtant vu deux fois, ni de Prince, ni de Muse, je n’avais pas mon appareil avec moi.
Pour les mêmes raisons, il n’y a pas non plus le Dave Mathews Band qui est pourtant de très très loin, le meilleur que j’ai vu. D’ailleurs merci à mon poto Manu Braff de m’avoir « saoulé » depuis des années avec le DMB. Je suis donc enfin allé voir ce groupe et ça a été une révélation. Si je devais faire un classement de tous les concerts que j’ai vus dans ma vie, il y a d’abord chacun des concerts du Boss, mais ça vous le savez, puis juste derrière, il y a le Dave Matthews Band.
Mais chacun des concerts que je vous montre ici, pour une raison au moins, m’a permis de sortir de la salle ou du stade avec une furieuse envie d’en reprendre.
Ça me fait le même effet quand je tiens dans la main un pot de confiture de lait et que j’y plonge une cuillère.
Quelques photos, certaines vous rappelleront des souvenirs, des émotions… Des photos disponibles aussi sur le site de Classic 21.
Mark Ronson.
Eté 67 – Nicolas Michaux en pleine scéance de dédicaces.
Orchestral Manoeuvres in the Dark – Martin Cooper.
Panache Culture.
Panache Culture.
Puggy – Set acoustique.
Raphaël – Show case.
Robert Francis.
Santana.
Sela Sue.
Sela Sue.
Choriste et orchestre de Sting.
Sting.
Fred Lani, Superslinger.
Bert Lani, Superslinger.
Lenny MonkeyBrain, the TAYLOR OF PANAMA.
Lenny MonkeyBrain, François Garny, the TAYLOR OF PANAMA.
Chris Isaak est entré sur scène dans un habit de lumière, un costume rouge, comme devaient en avoir les pionniers du rock, dans les années 50′. Enfin je suppose, puisqu’à l’époque ma télé était en noir et blanc. Ses musiciens avaient tous un costume noir avec des flammes qui remontaient aux jambes et aux manches. Un côté vintage, mais pas ringard. Il y avait à la fois du respect et de la dérision dans leur attitude.
Une très bonne surprise ce concert. Grâce à un Chris Isaak qui joue beaucoup avec le public. Sur le deuxième titre, il est descendu dans la fosse tout en continuant à chanter dans un micro sans fil. Il a fait le tour de la salle, est monté sur les balcons du premier niveau. Il chantait Love me Tender de Presley. En revenant sur scène il a dit à son batteur, en prenant un ton faussement outragé : « Quand j’étais là-bas, tu sais que quelqu’un m’a touché les fesses… Et… j’ai bien aimé ! »
Du monde au balcon !
« Bon Chris, t’es gentil, il se parlait à lui-même, mais Elvis c’est une vieille chanson ça, il nous faudrait maintenant quelque chose de plus moderne qui correspond à notre époque. » Il a alors demandé à ses guitariste et bassiste de l’accompagner en faisant une dance « moderne ». Ils se sont exécutés en dansant à la manière d’un boys band. Là encore, beaucoup de dérision. Ensuite il y a eu Wicked Game avec cette voix haute et cristalline. D’ailleurs dans l’interview précédant le concert, il confiait qu’il aimait beaucoup Coldplay, justement parce que Chris Martin montait bien dans les aigus.
Autre hommage, il a fait la Dulk Walk avec sa guitare. La danse que fait Angus Young et qui consiste à avancer de manière saccadée tout en se balançant sur une jambe et en jouant de la guitare. Mais ici, évidemment l’hommage était plus vers Chuck Berry qui est l’inventeur de ce pas de danse.
Ensuite il est allé voir son claviériste « Regarde dans la salle ! Il n’y a que des pêcheurs, ils ont fait plein de péchés. Alors tu vas faire une musique, avec ton orgue, comme si on était dans une église. » Pendant ce temps, batteur, bassiste et guitariste se sont disposés devant un micro en bord de scène et ont dansé et chanté à la manière de chanteurs de gospel.
Dérision toujours.
Puis tout le monde s’est retrouvé sur des tabourets, sur le devant de la scène pour interpréter quelques morceaux en partie acoustiques et un tantinet hawaïens. Une caractéristique de toutes ces petites mises en scène, le professionnalisme. Tout est à chaque fois très bien joué.
Pour les rappels, il y a eu un mini duo entre le claviériste et le batteur. Les autres musiciens sont arrivés aussitôt avec Chris Isaak qui était vêtu d’un costume fait de petits miroirs, the human-boule à facettes en quelque sorte ! On a eu droit à Blue Hotel. Rien que de dire le titre ou de le lire comme vous le faites en ce moment, ça donne envie de le chanter. Essayez encore… Blue Hotel … avec une voix suave, chaude.
Pendant l’interview, il avait parlé de Roy Orbison, logique donc qu’il lui rende un hommage, ce qu’il a fait en jouant Pretty Woman. Il avait évoqué Roy Orbison pour nous dire combien il l’aimait. Lorsqu’il était jeune chanteur, il l’avait rencontré et avait été marqué par sa gentillesse. Orbison connaissait chaque musicien et employé de son entourage par son prénom et s’intéressait vraiment à la vie des gens qui travaillaient avec lui. Chris Isaak nous a avoué que quand il repense à Roy Orbison, il ne pense pas seulement qu’à sa musique dont il est fan mais aussi à l’homme bien qu’il était.
Pendant l’interview.
Puis un long Blues, Blues stay away from me, au cours duquel il y a eu un solo de chaque instrument. Chris Isaak a laissé chaque musicien prendre son élan et être la vedette. Et là je repensais à ce qu’il avait dit à propos de Roy Orbison.
Pour le dernier morceau, quelques personnes sont montées sur la scène, des filles … jolies. L’une est venue danser tout prêt de Chris (je l’appelle Chris pour faire croire que je le connais). Il avait demandé aux musiciens de jouer quelque chose spécialement pour elle. « Non, non, non… arrêtez de jouer cette musique pour vieille stripteaseuse californienne, leur dit-il avec un sourire complice que seul les amis proches partagent entre eux. Notre invitée doit avoir à peine 16 ans, jouez lui un truc de son époque ! »
Ils ont alors joué 15 secondes de Superfreak de Rick James. Dérision toujours, avant de terminer sur un dernier rock, Forever Blue. C’était un soir de concert et d’interview. Un soir de rencontre avec un beau mec sympa, souriant, plein d’humour et excellent musicien. A la radio, lorsque j’ai parlé de ce concert le lendemain, j’ai hésité dans le choix du morceau que j’allais passer pour illustrer mes propos. Puis j’ai choisi Wicked Game.
Un morceau qu’on a entendu des milliers de fois, je m’en suis lassé il y a longtemps. Mais le concert lui a associé de nouvelles images dans ma tête, comme cette jeune fille à côté de moi qui a eu un très très large sourire au moment où Chris Isaak a commencé cette chanson. Ses yeux se sont fait amoureux, elle s’est laissée tomber dans les bras de son copain…Ils se sont embrassés, leur concert a dû se terminer tard dans la nuit.
Son batteur l’accompagne même pendant l’interview. A plusieurs reprises ils ont joués des bouts de chansons. « Des chansons a dit Chris Isaak que nous jouons dans le bus et que nous n’avons jamais enregistrées. »
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