Plage de Zeebruges le 24 juillet 2011.
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- Oui Monsieur le juge, il y avait bien de l’ambiance. J’ai vu au moins les 2/3 de la foule taper dans les mains lorsque le monsieur en rouge sur la scène leur demandait de le faire.
- Alors, vous voyez bien que c’était un bon concert !
- Mais Monsieur le juge, j’ai vu aussi des gens qui lisaient des magazines pour passer le temps pendant le concert, un groupe qui faisait un château de sable et j’ai vu aussi des centaines de gens qui partaient avant les rappels…
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Je sens bien que ce n’est pas avec cet article que je vais me faire des amis.
D’abord, les musiciens sont entrés sur scène, l’ovation du public à Ritchie Sambora le guitariste était méritée me suis-je dis à la fin, deux heures plus tard lorsque dans ma voiture je refaisais le film du concert.


Ritchie Sambora.
Puis Jon Bon Jovi est arrivé par le centre, apparaissant lentement au fur et à mesure qu’il montait les marches de l’escalier qui le menait au centre de la scène. Veste rouge habituelle et lunettes de soleil, il y avait du soleil.
Il s’est posé, bras et jambes écartés, mains ouvertes et regard vers le ciel pendant quelques secondes. Le temps que la déferlante de cris et …de cris lui arrive depuis la foule. L’hystérie guettait le public féminin.


Jon Bon Jovi
Les tubes du groupe se sont enchaînés, sans âme, sans lien. Quelques mots de temps en temps pour nous dire que c’était un beau dimanche ensoleillé. Oui c’est vrai qu’il faisait beau, très beau, c’est agréable une journée à la mer. Ça me rappelle un jour, il y a longtemps sur une plage du sud de la Californie, un mec avait mis son Ghetto Blaster un peu fort. C’est gênant pour lire le dernier roman de l’été.
Je m’ennuie.
Jon Bon Jovi est souriant, ce sourire américain si sincère. Un peu d’humour entre deux disques à propos de Justin Bieber ou de Lady Gaga et sa grand mère Madonna. Puis sur une intro, il demande à la foule de bouger les mains de gauche à droite, et de gauche à droite. Voila voila.

Chapeau l’artisse !
Déroutant ce concert, un mélange de rock avec des musiciens très bons, notamment un Ritchie Sambora qui sait ce que gratter une guitare veut dire. Et à côté, ou plutôt au centre, devant, un type échappé d’un boys band avec une gestuelle et des poses kitsch à mort. Sa gestuelle, par moment me faisait aussi penser à Mick Jagger, mais sans la classe ni le charisme du stonien, juste le kitsh.
Je m’ennuie toujours.
A côté de moi, quelques personnes font un château de sable.
Jon Bon Jovi s’est ensuite avancé sur l’avant-scène, le cercle. De là, il a chanté deux titres un peu plus intimistes sur fond de soleil couchant. C’était émouvant, comme une chanson de Justin Bieber.
Heureusement, les musiciens étaient excellents, il y avait aussi une réalisation vidéo très bien faite et parfaitement rendue sur le grand écran de fond de scène.


Avant les rappels il y a eu Have a nice day et Faith. Puis… puis je suis parti. Pour la première fois lors d’un concert, je suis parti avant la fin. Ce n’était pas mauvais puisque environ 30 000 des 40 000 personnes continuaient à taper dans les mains et à obéir au doigt et à l’oeil aux demandes du monsieur en rouge.
Mais moi je n’en pouvais plus de cette voix, cette tenue, cette gestuelle ‘boys bandesque’ et cette fausse sincérité, alors je suis parti. Je me suis installé un instant sur la digue surplombant la plage, comme par remord de partir avant la fin, ce qui ne m’était jamais arrivé.
Et de là, j’ai vu des centaines de gens se diriger vers la sortie.
Ils s’étaient ennuyés aussi.
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Les a-coté du concert
1 – La Premère Partie
Le groupe Arid est monté sur scène, Steven le batteur s’est éclaté, c’était plaisant de le voir. Certainement le meilleur moment de cette soirée avec la voix de Jasper toujours en top. Mais en observant de loin, à 10 bons mètres de la scène, je voyais que le groupe était comme gêné aux entournures. Comme s’il n’y avait pas de place ou pas assez de place sur la scène. C’était un peu vrai, c’est souvent le lot des artistes qui sont en première partie des mastodontes.

Arid – Jasper Steverlinck

Arid – Steven Van Havere, le batteur en balade
Mais quand même.
Le lendemain, le hasard a fait que j’ai échangé des mails avec Fred Lani du groupe Superslinger. En 2001 il a fait la première partie de Bon Jovi à Werchter et c’était très très…sportif : « Impossible de brancher les amplis sur scène on ne pouvait strictement rien toucher ! Le moindre roadie avec un tournevis pouvait nous éjecter de la scène même si nous étions le support act ! On a dû faire la pute pour avoir du courant !!! On avait une loge genre caravane (…) sans électricité, rien à boire ni à bouffer.
Quand tu joues sur une scène comme ça, t’as intérêt à avoir un ingénieur du son costaud qui connaît ce monde là (…) seuls les premiers rangs entendaient vraiment le support act dans ces concerts gigantesques. Après le concert, dans des forums de Bon Jovi, j’ai lu que des gens avaient apprécié notre concert. Finalement pour moi c’est un excellent souvenir, limite un peu irréel… »
Entre le concert de Superslinger bien rock et bluesy que j’avais vu l’année dernière à l’AB et le rock de compil’ de supermarché de Bon Jovi de ce dimanche, il n’y a pas photo de mon point de vue : Lire ici
2- La visite des coulisses
Quelques photos ici, et un film-docu que j’ai tourné dans les coulisses sera visible très bientôt en exclusivité sur www.classic21.be

En plein travail

Tatouage

Depuis la plage

Set list dans la loge de Jon, sous la scène

Le resto VIP

La tour de son

Le camion Rock’n roll

La plage

La plage aussi

Au loin, la scène

Encore la plage…

Cowgirls

Des amplis


Des fans flamands qui veulent une Belgique entière

Des boîtes

Un guitariste perdu

Entrée des fans

Des chars à cerf volant

Une scène



























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