Concert du 15 mars. Interview diffusée mardi 30/03 sur Classic 21 à 12h15.
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J’étais impatient de le découvrir, les critiques disaient tellement de bien ce ce jeune type de 22 ans. Il en fait un peu plus, la bonne trentaine. Son album aussi a une vraie maturité, c’est son deuxième.
On y retrouve Ry Cooder qui est un ami de la famille. Robert Francis expliquait au micro de Laurent Rieppi (de Classic 21) que Cooder venait souvent chez ses parents. C’est d’ailleurs lui qui lui a enseigné à reconnaître les bons disques de blues des mauvais.
Ce deuxième album est une réussite, on y entend des accents dylaniens sur Nighfall, des influences avouées des Doors aussi sur I like the air, une rythmique sur One by One qui fait furieusement penser à du Springsteen. Et puis sur le tube principal, Junebug les cris de Robert Francis évoqueraient les feulements de Bono.
Bref, avec ces références là, difficile d’avoir mal aux oreilles.
Sur scène, Robert Francis a une vraie personnalité, il est lui même et personne d’autre. Un type attachant et presque gauche même quand il n’a pas sa guitare dans les mains. Le concert a été un de ses plus longs, il l’a dit « …on ne sait pas ce qu’on va vous jouer maintenant, on n’est pas habitué à jouer autant, d’habitude on fait des premières parties... »
A la toute fin du concert, il a posé sa guitare par terre, ses haussements d’épaules et ses gestes des mains semblaient dire « … je suis désolé mais je crois que j’ai fini... » C’était amusant.
On a donc eu droit à une bonne partie de ce nouvel album folk et pop. Sur scène, les versions sont bien retravaillées. Il a fait des solos de guitares déchirants, au cours desquels ses grimaces de concentration montraient aussi du Hendrix dans la gestuelle de ce bon Robert (je l’appelle Robert pour faire croire que je le connais).
A la fin du concert j’ai vécu aussi une scène amusante. La dernière note jouée, il a dit deux mots, puis a ramassé sa bière posée par terre. Il s’est éloigné puis a disparu derrière une porte de fond de scène. Le temps pour moi d’enfiler mon blouson et de prendre mon sac à dos, je me suis retrouvé alors sur le trottoir face à lui et à ses musiciens, déjà dehors. Ce n’était pas l’empressement à rentrer à l’hôtel qui les motivait à être déjà là.
Non, en fait chacun avait déjà trouvé une jolie spectatrice avec qui discuter et plus si affinités.
« Tu ne peux pas parler de la vie d’un autre, il faut que tu parles de la façon dont toi tu vis. C’est ça le reggae. » Robbie
« Le ska est rapide, le rock steady est doux et le reggae est dur. Bien plus dur. » Bob Marley
Samedi soir de 22h à 4h du matin vous allez faire la fête avec la musique de Classic 21. 6h non stop avec les meilleurs morceaux de reggae et ska. Interviews exclusives de Ziggy Marley et Al Anderson. Si vous êtes à l’autre bout du monde, écoutez en cliquant ICIpuis sur l’onglet » EnDirect ».
Attention : Vous n’êtes pas obligés de porter des dreadlocks !
Vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous de Marley pour écouter un de ses fils avec un morceau dont la basse décolera votre papier peint samedi soir…
La configuration de la salle est assise, c’est rare à Bercy, le décor est planté, c’est de la musique qui s’écoute ce soir.
Tout commence par une blague, c’est inattendu, l’écran-rideau masquant la scène se lève, l’orchestre philharmonique apparaît. Peter Gabriel entre, puis les musiciens commencent à jouer Sledgehammer, le public s’emballe immédiatement. Gabriel se rapproche alors du chef d’orchestre et lui demande de tout arrêter, il prend le micro et dit en français… « …Euh Sledgehammer, c’est déjà fait… vous pourrez écouter ça à la pause si vous voulez…aujourd’hui c’est différent. »
Le vrai départ se fera avec Heroes, c’est ni mieux, ni moins bien que la version de Bowie en rock, c’est différent. Ça prend une autre dimension avec cet orchestre symphonique. Peter Gabriel a rarement inclus des solos de guitare sur ses albums, à ma connaissance, un morceau existe avec un solo, c’est White Shadow sur PG2, solo réalisé par Robert Fripp de King Crimson.
Photo / PG – Radio France
Ici pas de guitare du tout, mais beaucoup de cordes…sur des violons, des violoncelles, des contrebasses. La musique est limpide. L’écran géant qui coiffe toute la scène de gauche à droite est parsemé de formes, de lueurs, de couleurs qui rendent le concert classieux. Cette première partie est destabilisante, tout est si différent. Il y a heureusement quelques repères.
Devant les dizaines de musiciens, un visage familier, celui de Gab, profondément humain. Ses yeux, sa chemise marron, son blouson noir à capuches comme sur les dernières tournées. Et puis de temps en temps il se désaltère avec son mug … oui ce geste, ce mug on les voit aussi à chaque fois, c’est devenu une habitude.
Sa voix ne chante pas du rock ce soir, mais elle s’inscrit bien dans ce projet. Le mariage de la musique classique avec cette voix venue du classic rock est réussie, l’harmonie est parfaite. La voix des 2 choristes dont celle de Mélanie sa fille est une subtilité supplémentaire dans cette oeuvre de haute couture musicale.
Son sourire d’homme gentil est une récompense.
Sur Book of love, le visuel était important, des dessins naïfs apparaissent sur les écrans. Des écrans disposés de telle manière que les dessins semblent être dans l’espace, ils semblent flotter. Il y a des fleurs, des bagues, l’amour et un très rapide clin d’oeil à ses vieux compères de toujours dont l’ami fidèle Tony Levin le bassiste.
Photo / PG
Puis une pause de 20 minutes « …Nous revenons tout de suite… « dit Peter Gabriel toujours en français.
La première partie est impeccable mais évidemment elle manque d’émotion, les morceaux sont trop nouveaux, ils ne nous ont pas encore accompagnés dans des épisodes de vie pour être déjà émouvants. La seconde partie fait prendre au concert une envergure insoupçonnée avec les choeurs et l’orchestre symphonique de Radio France.
Photo / PG
On a eu dans cette partie Digging in the dirt, Washing off the water chanté par sa fille seule, puis Darkness ce morceau qui parle de nos peurs enfantines notamment.
« …Voici maintenant un morceau tout bien connu… »
Solsbury Hill. J’avais besoin de repères, en voici un. Ce titre avec l’orchestre classique derrière est réinventé ce soir pour nous. Il est un monument. Je croyais que ce serait le moment culminant du spectacle.
Pour les rappels, l’intensité est montée encore d’un cran. Le concert s’est terminé par deux morceaux, « …pour dire bye bye … » Don’t give up. Kate Bush sera t-elle là ? Non, mais une jolie choriste la remplace parfaitement.
Sur l’avant dernier morceau, on est alors 15 minutes avant de se quitter. L’écran masque la scène, on ne voit que le pianiste et les deux choristes. Les musiciens derrière commencent à jouer. Puis on entend la voix de Gabriel entonner les premières paroles de In your Eyes puis une voix inattendue, celle de Youssoun’ dour.
Impossible qu’il soit là, mais sa voix qui vient de nulle part fait se lever le public. Le rideau se lève aussi et derrière il y a effectivement Youssoun’ Dour dans une chemise blanche, il est acclamé. Peter Gabriel est à côté, il se rapproche et lui fait une accolade.
In Your Eyes…dans tes yeux Peter…sur l’écran géant. On voit cette innocence, cette candeur, cette gentillesse que je vois dans les yeux de mon petit bonhomme avant qu’il ne s’endorme le soir.
J’ai un profond respect pour Peter Gabriel. Il est bien plus qu’un artiste, il est un homme…
« Bien située, avec commerces à proximité et vue sur la mer, cette maison offrira un bel espace de détente et de plaisir. Idéale pour une famille. »
J’imagine que c’est en ces termes que l’annonce doit être rédigée sur la vitrine de l’agence immobilière du coin. Le coin en question est Palm Beach en Floride, y a pire.
Le prix est de 2,95 millions de dollars exactement. Ne vous affolez pas, on me dit dans mon oreillette que la bicoque vient d’être achetée par Daniel et Ellen Podell Crown. Des milliardaires que le magazine Forbes classe à la 208 ème place des plus grandes fortunes.
Dommage, j’avais déjà appelé mon banquier, il avait l’air ok pour me refiler un crédit sur 350 ans et 10 générations.
Palm Beach, ça me fait penser à Dunkerque, ce doit être à cause de la mer.
Un soir d’automne de 2008, j’étais sur Skype. Je discutais de l’environnement et du réchauffement de la planète.
Et dire qu’il y a des pseudos scientifiques qui prétendent que tout va bien. Cela dit, pour nuancer leurs propos, il faut savoir que la plupart de ces gars là travaillent pour des grands groupes industriels. C’est peut-être une raison… C’est amusant en tout cas de constater qu’il y a des humains qui sont si supérieurs aux autres !
Quoi qu’il en soit, ce soir là, sur skype, je discutais avec mon petit bonhomme, qui avait alors 9 ans et qui est très sensibilisé à l’écologie. Il est en ce moment en train de préparer un dossier accompagné d’une pétition pour lutter contre la déforestation en Amazonie. Dossier qui atterrira un jour sur le bureau du Ministère de l’écologie et du développement.
A l’automne 2008, il apprenait une chanson pour l’école qu’il m’a chantée en direct plusieurs fois… à en avoir les larmes aux yeux.De quoi être sacrément fier de ce petit mec.
Cette chanson, signée par Cologero est un des plus beaux textes de la chanson française. Ecoutez là jusqu’au bout et plongez dedans en cliquant sur le nounours.
En 1984, j’avais participé à la coupe de France de ski des radios locales. C’était à Châtel, près du lac Léman. Il y avait des animateurs de radio d’un peu partout qui étaient venus pour l’occasion. Il y avait aussi des artistes.
J’avais maté la liste des artistes, histoire de me faire un planning de gens à interviewer. D’ailleurs, je n’y allais que pour ça, parce que le ski, ce n’est pas que je n’aime pas, mais c’est le ski qui ne m’aime pas.
Lee Thompson
Mais comme il y avait une compet’ avec initiation au ski, je me suis senti obligé de participer. J’ai donc fait des essais sur une piste pour débutants. Je ne connais pas les termes techniques, ni les couleurs, mais là ça avait l’air tellement facile pour ceux qui tenaient déjà debout sur des planches que ce devait être une piste blanche, voire même transparente !
Lee Thompson
Ce qui ne m’a pas empêché de me répandre comme un déchet. Immédiatement j’ai entendu quelques rires puis des mots en anglais. Sur le coup je n’ai pas vraiment distingué les mots, mais j’ai bien compris que ça chambrait à mort. J’ai levé la tête d’un air de dire : “You are talking to me ?”
Je me suis rendu compte que c’était Steve Allen qui me regardait. J’avais vu son nom sur la liste des artistes. Mais à côté de lui, un mec se marrait bien. Je l’ai reconnu en me disant malgré tout qu’il était impossible que ce soit lui, son nom n’était pas dans la liste des invités.
Suggs, le chanteur de Madness
Il s’agissait de Suggs, alias Graham Mc Pherson, le chanteur du groupe Madness. Une époque où j’étais le plus grand fan au monde de ce groupe. Du coup, je me suis précipité sur lui pour demander une interview et on s’est donné rendez-vous le soir même devant une raclette Rippoz.
Et comme mon anglais ne me paraissait pas suffisant pour mener une interview complète, j’ai donc cherché un traducteur. Finalement c’est une traductrice que j’ai dénichée, Valli, la chanteuse du groupe Chagrin d’Amour…Chacun fait fait fait, c’qui lui plaît plaît plaît…
Il a fallu ensuite que j’attende près de 20 ans (putain 20 ans !) avant de voir à nouveau Suggs et tout son groupe, c’était lors de leur concert au Cirque Royal de Bruxelles en octobre 2005.
Chas Smash, second chanteur.
Chrissy Boy, guitariste de Madness- Suggs, chanteur de Madness- Laurent Rieppi de Classic 21- Eric Laforge de Classic 21- Lee Thompson, saxo de Madness.
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