C’est le buzz du moment sur internet. Tout le monde est au courant, les musiciens de Muse ont été invités à la télé italienne. Étant donné que la prestation était en play-back, le batteur et le chanteur se sont amusés à changer leur place, l’animatrice n’a rien vu.
Au delà du côté sympa de la blague faite par les musiciens de Muse et du côté espiègle et sympa de ce groupe, il faut quand même se poser des questions sur le professionnalisme de certains présentateurs et journalistes. A la télé, à la radio et en presse écrite.
On ne demande pas à la présentatrice de devenir une spécialiste de la musique en 5 minutes, mais au moins d’être un peu renseignée sur les gens qu’elle invite. On peut faire des erreurs, c’est humain, personne n’est infaillible, mais là ça frise la faute professionnelle me semble t-il. C’est ennuyeux.
C’est un peu comme lorsque j’assiste à des concerts. Quelque soit le pays, je vois des journalistes qui assistent seulement à une partie du concert et qui le lendemain se répandent en critiques ou en louanges dans leurs articles (écrits ou audios). C’est ennuyeux également.
( fausse blonde ! )
Rhoooo oui, mon pote Phil me l’a envoyé l’autre jour, j’étais morte de rire ! La blondaaaaaaasse !
sans aucunement dénigrer MUSE niveau popularité, je me demande si Bono et The Edge avaient fait de même, elle aurait fait « tilt »?
n’empêche que tu as raison, c’est affligeant pour un(e) journaliste de ne pas se renseigner un minimum, même si ça ne l’intéresse pas, du moins pour éviter de passer pour un(e) c..(..)
Bien joué MUSE! J’imagine a l’époque les BEATLES dans la meme situation.
C’est vrai que c’est bien joué de leur part.
Muse s’est inspiré d’autres géants du rock qui ont, plusieurs décennies plus tôt, refusé le play-back en télé.
Top of The Pops, l’émission anglaise de BBC2, a été la principale cible de cette cabale anti-play-back. Nirvana débarque ainsi le 28 novembre 1991 pour faire semblant de jouer son tube «Smells Like Teen Spirit». A la batterie, Dave Grohl joue volontairement hors tempo, exagérant chaque frappe. A la basse, Krist Novoselic danse comme un damné, faisant tournoyer son instrument au-dessus de sa tête sans jamais jouer. A la guitare, Kurt Cobain mime les grattes en montrant volontairement à la caméra qu’il ne joue pas. Et puis il y a sa voix. Une voix d’outre-tombe. A des années lumières de sa propre voix. Plus tard, Cobain avouera qu’il a voulu imiter Morrissey. Il faut dire que Morrissey et ses Smiths ont aussi saboté Top of The Pops. En 1983, Morrissey et sa bande entonnent «This Charming Man» dans l’émission star de BBC2 mais en refusant de faire semblant de chanter : il embarque un bouquet de glaïeuls sur scène à la place du micro.
Autre exemple fameux : les simagrées de Iron Maiden en 1986 sur le plateau de P.I.T. en Allemagne. Durant toute leur performance, ils se moquent littéralement de se synchroniser avec leur heavy metal et se promènent sur scène en frappant leurs guitares sur les micros et les tambours de leur batterie.
Plus tard, dans Top of The Pop’s toujours, le leader de Green Day manifeste son mécontentement face au play-back en portant un t-shirt barré du slogan «Qui est-ce que je bluffe?» Pour cette première apparition du groupe punk dans l’émission, en 1994, Billie Joe Armstrong brandit donc ostensiblement sa guitare durant les ponts instrumentaux, pour bien marquer sa mauvaise humeur. En 1994 encore, le guitariste d’Oasis Bonehead remplace une violoncelliste de l’orchestre alors qu’il n’a aucune notion de cet instrument. La violoncelliste, elle, passe à la guitare.
Pour Top of the Pop’s et ses frondes, citons encore Cure qui y mime grossièrement ses performances à plusieurs reprises, allant jusqu’à cacher les instruments dans les vêtements ; le binôme ambiant The Orb qui y laisse tourner son titre «Blue Room» alors qu’il dispute une partie d’échecs, assis sur scène ; le chanteur de Faith No More qui y tire la langue à chaque gros plan ; ou le groupe Eels qui y emmène des instruments en plastique.
Comme quoi, face au play-back, l’imagination n’a pas de limites. Tant mieux.
Aaaaah la télé italienne…
Tout ce qu’il demandent aux présentatrices, c’est de faire fantasmer les hommes.
Faudrait mettre une photo de la madame.
Elle est surement du genre de celle qui présente le foot:
http://giraf.unblog.fr/2008/12/22/telefoot-italien-mama-mia/
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Une seule chose à dire…
Que cela m’a Muse beaucoup!
Je sais, il se fait tard, la fatigue me guette, mais heureusement l’humour veille (quoique)…
Mais c’est tout bon car moi non plus j’aime pas le playback.