Vous avez retenu votre soirée du 22 avril ? Rendez-vous libre, c’est un conseil…
Voici un indice :

Musique, News et Bonne humeur !
Regardez de prés, puis ensuite regardez en vous éloignant de 3ou 4 mètres.
Une statistique étrange et intéressante a été réalisée sur 321 stars du rock passées de l’autre côté du miroir. On s’aperçoit qu’en moyenne un rocker meurt à 36,9 ans, c’est plutôt jeune.
Finalement, je ne veux pas faire star du rock quand je serai grand !
Et pourquoi meurent-ils si jeunes nos héros ? La maladie ? oui un peu.
Mais surtout, il faut le savoir, un rocker meurt rarement dans son lit en bouquinant un roman à l’eau de rose, encore plus rarement dans son fauteuil devant la télé allumée sur un épisode de Derrick en buvant une tisane.
Voici le classement des principales causes de décès pour les 321 rockers recensés dans cette étude. 42 attaques cardiaques
40 overdoses
37 raisons médicales
36 suicides
35 accidents de la route
25 cancers
22 accidents d’avion
21 pour raisons inconnues !
18 assassinats
9 alcool
Au début de sa carrière, lors d’un concert, Iggy Pop s’est lancé dans la foule pour être porté par les spectateurs. Ce qu’ils ont fait, certainement par réflexe et pour ne pas que l’Iguane tombe sur le sol.
Mais comme c’était la première fois que Iggy faisait un Stage diving puisque c’est le nom anglais de cette pratique, personne ne savait trop quoi faire. Du coup, quelqu’un lui a donné un pot de beurre de cacahuètes et Iggy s’est mis a en distribuer à tout le monde.
Question : Pourquoi un type est venu au concert avec ça ?

Iggy, le fou volant.
La sortie du Live In London en DVD et en CD est l’occasion de revivre les concerts vraiment exceptionnels que Léonard Cohen avait donnés en octobre dernier.

Il aurait presque fallu me pousser pour que j’aille voir ce concert, deux heures avant j’en étais encore à essayer de trouver une activité plus intéressante.
Tout le week-end j’avais écouté des albums de Monsieur Cohen (je l’appelle Monsieur par respect). Sur la route vers la salle, je le réécoutais encore. Et si c’était ennuyeux ce concert ?

Puis les lumières de la salle se sont éteintes, la clameur est montée. Léonard Cohen, un chapeau vissé sur la tête, est arrivé en sautillant, son guitariste l’avait précédé de quelques secondes et s’était assis sur un confortable fauteuil en velours rouge. C’est peut être pour ça que Monsieur Cohen était monté sur scène en courant, le premier arrivé avait le droit au fauteuil !
Un geste du chapeau est venu saluer le public, comme un remerciement d’être venu si nombreux et en même temps de l’estime pour ces gens qui ne l’ont pas oublié. Deux soirées à plus de 6000 personnes sans publicité tapageuse, c’est déjà en soit une reconnaissance du talent.
Après un sourire discret mais sincère, il a reposé son chapeau sur sa tête par un geste lent, puis il s’est mis à chanter Dance me to the end of love. La voix parfaitement juste, à l’identique de ce qu’il avait enregistré sur l’album Various Positions, 23 ans plutôt. Peut-être même mieux qu’il y a 23 ans, la voix est plus profonde désormais.
Une voix terriblement grave, posée, calme, empreinte d’une certaine sérénité. La communion avec la foule sentimentale a été immédiate, une foule captivée, envoûtée. On pouvait presque palper l’émotion qui avait déjà gagné la salle.
Pendant trois heures, ce mélange de sentiments forts à l’égard de quelqu’un que je connais finalement moins que ma belle-soeur me donnait à penser que dans ce monde il y avait encore des moments qui méritaient d’être vécus. Trois heures sans crise financière, sans spéculateur-escroc ni paradis fiscaux, sans parachute doré ni dé-localisation.
Rien de grave n’était envisageable.
Étrange cette sensation de regarder Léonard Cohen les yeux dans les yeux, bien que lui comme nous, avions souvent les paupières baissées, pour méditer.
La voix emplissait chaque recoin de cette grande salle. Du premier fauteuil à deux mètres de la scène jusqu’au fond le plus obscur du dernier étage proche de la sortie, un même esprit, une même ambiance.
Les chansons se sont enchaînées, Bird on the wire, Everybody knows, In My secret life. Sur Who By Fire, Léonard Cohen était seul avec sa guitare pour un début de chanson aux accents orientaux. Une vraie dentelle, je laissais vagabonder mon esprit sur la route de la soie, à travers la poussière et le raffinement des palais des riches orientaux. Les paroles ne prêtaient pas à ce vagabondage là, mais la musique oui.
L’avantage des textes an anglais est qu’on est libre de s’autoriser toutes les interprétations en refusant de les comprendre pour profiter de l’ambiance que créent les sonorités.
Sur The Partisan, on se doit de faire l’effort de comprendre les paroles. C’est alors pesant, plombant, l’atmosphère est lourde, mais il a y une place à l’espoir puisque cette chanson qui évoque la seconde guerre mondiale se termine par : …freedom soon will come…
On peut donc par moment, faire abstraction des paroles, se laisser simplement porter par la mélodie, par la lenteur douce heureuse du rythme lui même souvent souligné par la contrebasse.
Une contrebasse ensorcelante comme ces trois choristes à la voix de sirène. Léonard Cohen a toujours aimé les belles femmes, qui le lui reprocherait ? Je me disais que le plus habile des guitaristes, le plus génial des claviéristes ne pourrait jamais rivaliser ni obtenir de son instrument un son aussi harmonieux que la voix d’une de ses trois sirènes. Un envoûtement.
Chacune a eu son moment à elle, un moment où elle se retrouvait seule avec la guitare, avec une harpe ou avec simplement sa voix. Et avec un Léonard Cohen respectueux qui admirait, comme tout le monde. Leurs chants en solitaire ou en duo me faisaient penser à Bang Gang, un groupe pop islandais, essentiellement vocal.
Ses sirènes, deux fois, il les a présentées. Comme il l’a fait également pour chacun des autres musiciens avec pour chacun un mot choisi qui le définissait selon son instrument… »the master of timekeeping” pour le batteur, “the prince of arpegio” pour le guitariste devant lequel il s’est agenouillé plusieurs fois d’ailleurs. Cet homme est la générosité incarnée.
Après un, puis deux, puis trois rappels, il a terminé avec Closing Time, un beau titre pour terminer un concert. Mais ce n’était qu’une fausse fin.
Il est revenu. Chaque musicien a fait un mini solo. Le public était debout. Léonard Cohen a pris le micro et a chanté I tried to leave you.
Pas facile de se quitter, en effet. Quand on retrouve un vieil ami comme Léonard, (je l’appelle par son prénom comme je le fais pour un ami avec qui j’ai partagé un bon moment) on voudrait que ça dure longtemps.
Les lumières se sont rallumées. Mais là encore il s’agissait d’une fausse fin, … »Good bye my friends« …le concert a continué encore et encore…Il a continué dans les têtes. Bien au-delà du ring de Bruxelles.
Bien au-delà de ce lundi 20 octobre 2008.
Les à-côtés du concert
___________________
- La loge
C’est un secret, ne le répétez pas. J’ai eu à passer devant la loge de Léonard Cohen juste avant le concert. L’ambiance était aussi à la sérénité et au bien-être. Par correction, je ne peux décrire ce que j’ai vu, mais l’odeur d’encens était agréable et inattendu dans ce lieu habituellement si bruyant et si grouillant de gens qui courent dans tous les sens.
- Anecdote
A la fin du concert, j’ai croisé un responsable du lieu qui m’a confirmé ce que j’avais constaté. La quasi totalité de l’industrie Belge de la musique était dans la salle ce lundi. Même les photographes qui d’habitude rentrent chez eux après les trois chansons réglementaires de prises de vues étaient restés. « C’est le genre de concert qui construit la légende du lieu… », m’a t-il dit également.
- Pour ceux qui n’étaient pas sur Classic 21, le lendemain, voici un peu de son.

Il y a quelques jours, il était question de la journée de la femme, ça a été l’occasion d’évoquer cette fameuse inégalité entre les sexes.
En effet qu’est-ce qui justifie qu’une femme qui a les mêmes compétences qu’un homme gagne moins et soit gratifiée d’une qualification moindre ? Rien évidemment, personne ne peut trouver ça normal.
Hier, en voyant un serveur de notre cafétéria monter trois étages pour apporter un café à une jolie fille un peu souffrante, je me disais : « Et si c’était un garçon qui avait été souffrant, aurait-il eu droit au même service ? »
J’évoquais les compétences égales pour des salaires inégaux plus haut. Mais à diplôme égal, qui aura le plus de chance de trouver un job ?
Le décolleté (même s’il n’est pas volontairement provocateur) ou le costume cravate ? N’est-ce pas aussi une inégalité ça ?

On va reprendre la série depuis le début, pour ceux qui n’étaient pas déjà des habitués de ZibloG il y a deux ans.
J’ai un pote, par ailleurs excellent ingénieur du son qui nous donne ici la recette pour faire de la musique électronique (ta mère).
Mais attention, je vois déjà les rockeurs dire : « Mouais, la musique électronique, c’est pas de la musique ! » Celle là si. Il faut être musicien et dans le cas de Nicolas être en plus multi instrumentaliste.
Bref, regardez, vous verrez la fabrication d’un morceau de musique dans son intégralité. Il manque malheureusement la scène où on voit Nico avec un producteur qui lui fait signer le contrat et qui lui dit : « Mah, tou est plein d’avénir, tou va gagner 5 %, tou va dévénir oune star. Mah tou est beau ! »

Fast Fashion.
Un groupe anglais avec un nom français. Incroyable ! Tellement incroyable que dans les années 80, les fans anglais qui voulaient absolument traduire le nom disaient : « Fast Fashion » en guise de traduction à Depeche Mode.
En fait, le nom Depeche Mode c’est Dave Gahan, le chanteur qui l’a trouvé un peu dans la précipitation comme Roger Waters avait trouvé le nom Atom Heart Mother pour l’album de Pink Floyd. Gahan s’est retrouvé au téléphone avec un organisateur de concert qui lui demandait le nom de son groupe pour l’affiche.
Gahan a été pris de court, il n’avait pas pensé que son nom devait avoir un groupe, sur une table devant lui, il y avait alors un un exemplaire du magazine Dépêche Mode, et voila comment l’histoire d’un groupe commence.
Et s’il y avait eu Playboy sur la table ?
Il y a déjà plusieurs semaines, ZibloG vous avait annoncé un nouvel album de Cohen. Encore plus fort aujourd’hui, vous pouvez l’écouter avant tout le monde grâce à nos amis de la radio publique américaine (NPR).
Autrement dit en allant sur le bon site vous pourrez écouter l’intégralité de l’album qui ne sortira que le 31. C’est un fameux Live enregistré à Londres pendant la dernière tournée. Si vous avez vu un des concerts de la dernière tournée, vous savez pourquoi je dis fameux.
- Pour écouter cet album avant tout le monde, cliquez sur la photo et écoutez.
- Pour revivre un concert de la tournée, cliquez ici.
- Pour parler à Eric Laforge, tapez 2, puis laissez un message…
Merci qui ?
Je vous ai souvent parlé des abrutis (c’est mon avis) qui passent leur temps à aller au bar se chercher des bières pendant les concerts. Concerts d’ailleurs qu’ils finissent par manquer en partie, puisque dans leurs aller-retours, ils ont souvent à s’expliquer avec d’autres spectateurs sur lesquels ils ont renversé le houblon.
Et puis, au bout de 4 ou 5 aller-retours, étant donné qu’ils sont torchés, ils ne peuvent même plus discerner un guitariste rock d’une chanteuse de la Star Ac’.
Je n’ai rien contre la bière, c’est juste que lorsque je vais à un concert, même si je n’aime pas l’artiste, j’essaie toujours d’avoir du respect.
Enfin, peu importe et comme disait Audiard, « …les cons ça osent tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît. » A ce propos regardez cette vidéo, on y reconnaît un bel exemplaire de con face à Angus Young, le guitariste de ACDC.
Francis Cabrel, lors d’une remise de disque d’or à Bruxelles.
Deux infos qui sont tombées ce lundi dans l’après midi.
Francis Cabrel sera à l’affiche des Francofolies de Spa. Ce sera là sa première participation au festival en 16 éditions. Il jouera à Spa le vendredi 17 juillet.
Alain Souchon quant à lui fera deux dates, le 4 novembre à Liège au Forum et le 16 janvier à Bruxelles, Forest National.

Commentaires récents